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16 janvier 2008
La vie et le souffle : Les maladies respiratoires au Canada

 

 

La vie et le souffle : Les maladies respiratoires au CanadaRésumé
Plus de trois millions de Canadiennes et de Canadiens sont atteints de l’une des cinq maladies respiratoires graves que sont l’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), le cancer du poumon, la tuberculose et la fibrose kystique. Ces maladies, tout comme d’autres maladies respiratoires telles que la grippe, la pneumonie, la bronchiolite, le syndrome de détresse respiratoire et l’apnée du sommeil, ont une incidence sur toutes les personnes, peu importe l’âge, la culture ou les antécédents - allant des enfants aux parents et aux grands-parents.

L’édition 2007 du Rapport sur les maladies respiratoires au Canada, La vie et le souffle, se fonde sur les plus récentes données disponibles se rapportant à la surveillance des maladies respiratoires chroniques au Canada, et signale le besoin de prendre des mesures visant à aider les Canadiennes et les Canadiens à mieux respirer.

 

 

Points clés
Le Canada fait face à une vague de maladies respiratoires chroniques. Puisque plusieurs de ces maladies sont liées à une population vieillissante, on peut s’attendre à ce que le nombre de personnes atteintes d’une maladie respiratoire augmente. La hausse de la demande de services qui en découlera constituera un défi de taille pour le système de soins de santé.

  1. Les maladies respiratoires ont d’importantes répercussions économiques sur le système de soins de santé. À ce jour, près de 6,5 % de l’ensemble des coûts de soins de santé étaient liés aux maladies respiratoires (excluant le cancer du poumon). Cela représente près de 5,70 milliards de dollars en coûts directs (visibles) des soins de santé, tels que l’hospitalisation, les consultations auprès d’un médecin, la recherche et les médicaments, de même qu’un montant supplémentaire de 6,72 milliards de dollars pour des coûts moins visibles (indirects) liés à l’invalidité et à la mortalité.
  2. La qualité de l’air à l’intérieur et à l’extérieur contribue grandement à l’exacerbation des symptômes liés aux maladies respiratoires. Bien que les enjeux associés à la qualité de l’air soient tributaires de l’emplacement géographique, et que les solutions puissent varier en fonction du lieu, des mesures qui atténueraient des problèmes de qualité de l’air contribueraient de manière importante à réduire les taux croissants de maladies respiratoires, au Canada.
  3. L’augmentation du tabagisme chez les femmes au cours des 50 dernières années a entraîné une prévalence accrue de maladies telles le cancer du poumon et la MPOC chez les femmes.
  4. Le tabagisme demeure toujours le plus important facteur de risque évitable en ce qui concerne les maladies respiratoires chroniques. Présentement, un Canadien sur cinq fume des cigarettes. À court terme, c’est l’abandon du tabac chez les adultes qui aurait la plus grande incidence sur la réduction des maladies respiratoires telles le cancer du poumon et la MPOC.
  5. Bien que, par le passé, la MPOC ait été plus courante chez les hommes que chez les femmes, elle est maintenant déclarée davantage chez les femmes que chez les hommes de moins de 75 ans. L’augmentation prévue du nombre de personnes souffrant de MPOC aura des répercussions importantes sur les familles et sur la prestation de services hospitaliers et communautaires complets.
  6. Le cancer du poumon est devenu un enjeu de santé important pour les femmes. Les taux d’incidence et de mortalité chez les femmes plus âgées augmentent, par opposition à la diminution constatée chez les hommes plus âgés.
  7. Les taux d’asthme augmentent toujours. La prévalence d’asthme autodéclaré est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, mais on constate une hausse chez ces deux groupes. Les données sur la limitation des activités, les consultations en salle d’urgence et les hospitalisations laissent croire que bon nombre de personnes souffrant d’asthme ont besoin d’aide pour maîtriser leur maladie.
  8. Bien que dans l’ensemble, on estime que le taux de tuberculose est faible au Canada, il demeure élevé chez les Autochtones nés au Canada et les personnes nées dans des pays où l’incidence de la tuberculose est élevée. Les défis pour la lutte antituberculeuse à l’échelle mondiale comprennent entre autres la double épidémie continue de la tuberculose et du VIH/sida ainsi que la propagation des souches multirésistantes du bacille tuberculeux.
  9. Dans l’ensemble, la grippe et la pneumonie contribuent grandement aux décès et aux hospitalisations chez les aînés. Il s’agit de la principale cause de décès découlant des maladies infectieuses au Canada.
  10. Bien que la fibrose kystique ait déjà été une maladie presque exclusivement infantile, la plupart des personnes souffrant de cette maladie atteignent à présent la vingtaine et la trentaine. Ce nouveau profil de la fibrose kystique entraîne des répercussions importantes pour le système de soins de santé et l’ensemble de la communauté.
  11. La diminution des taux de mortalité associés au syndrome de détresse respiratoire (SDR) chez les bébés confirme le succès des traitements utilisés dans les unités modernes de soins néonatals intensifs. Pour que les progrès sur le plan de la santé néonatale se poursuivent, il faudra mettre l’accent sur la prévention des naissances prématurées qui est, notamment, la cause sous-jacente de ce syndrome.
  12. Le vrai fardeau qu’imposent les troubles respiratoires du sommeil au Canada est inconnu, mais l’on croit que cette affection est très courante. Les troubles respiratoires du sommeil sont associés à une diminution de la qualité de vie, à une piètre santé cardiovasculaire, à une augmentation du besoin de soins de santé, ainsi qu’à des accidents de la route et à la mortalité. L’obésité étant un facteur de risque important eu égard à l’apnée du sommeil, des efforts visant à promouvoir un poids santé auront la plus grande incidence sur la prévention de cette maladie.
  13. Le nombre de greffes de poumon réalisées au Canada connaît une augmentation constante, mais le nombre de patients en attente d’une telle greffe continue d’augmenter.

Le présent rapport, La vie et le souffle, démontre à quel point les maladies respiratoires ont une incidence importante sur la vie de millions de Canadiennes et de Canadiens. Nous vous prions de partager le présent rapport avec d’autres personnes afin que les données sur ces personnes, leurs maladies et les facteurs de risque connexes puissent aider les décideurs à établir des politiques, des programmes et des services. Le travail continu visant à trouver de nouvelles sources de données se poursuivra dans le but de fournir de l’information vitale aujourd’hui et demain, à mesure que nous relèverons les défis.

Le mot de la fin

Il n’y a pas de vie sans souffle.

Sources: Agence de la santé publique du Canada

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Dernière mise à jour le 08 avril 2013

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