Définition | Conséquences | Symptômes | Facteurs favorisant le développement de l'apnée du sommeil | Test d'évaluation du degré de somnolence | Diagnostic | Traitements de l'apnée du sommeil | La conduite automobile et la somnolence | L'exercice physique | Principales composantes des appareils | Glossaire
INTRODUCTIONLes anomalies respiratoires pendant le sommeil sont fréquentes au sein de la population. Elles sont souvent non diagnostiquées donc non traitées. Elles peuvent entraîner des problèmes de santé importants et avoir des conséquences personnelles et sociales. Comme la forme la plus courante d'anomalie est l'apnée obstructive du sommeil, c'est principalement de celle-ci dont il sera question ici. Un adulte sur six est atteint d'apnée du sommeil légère et au moins un sur quinze est atteint d'apnée du sommeil modérée. L'apnée affecte les hommes, les femmes et les enfants. Elle est aussi répandue que le diabète, l'hypertension ou l'asthme. C'est une maladie respiratoire traitable qui nécessite un diagnostic précis et un traitement approprié. Si vous pensez souffrir d'apnée du sommeil, l'information dans cette section vous permettra d'identifier les symptômes de la maladie et vous renseignera sur les différents traitements. QU'EST-CE QUE L'APNÉE DU SOMMEIL?Durant un sommeil normal, les muscles qui contrôlent la langue, le palais mou et les parois du pharynx maintiennent les voies respiratoires ouvertes (1). Si ces muscles se relâchent, les voies aériennes sont réduites, bloquant partiellement (hypopnée) (2) ou complètement (apnée) (3) le passage de l'air durant l'inspiration et l'expiration. Lors de l'inspiration, les muscles relâchés de la gorge vibrent et peuvent produire un bruit de ronflement. À chaque épisode, le cerveau « réveille » brièvement la personne afin de reprendre la respiration, ce qui entraîne un sommeil saccadé de moins bonne qualité.
L'apnée du sommeil est une maladie respiratoire caractérisée par des arrêts respiratoires d'au moins 10 secondes survenant au cours du sommeil qui peuvent entraîner une baisse d'oxygène dans le sang. Lorsque la personne présente en moyenne au moins 5 épisodes d'apnées ou d'hypopnées par heure de sommeil, on parle de syndrome d'apnée obstructive du sommeil ou simplement d'apnée du sommeil. Des épisodes d'hypopnées fréquents ont les mêmes répercussions sur la santé que les apnées, mais passent cependant le plus souvent inaperçus et nécessitent de l'équipement spécialisé pour être détectés. QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DE L'APNÉE DU SOMMEIL?Les irrégularités respiratoires répétitives peuvent causer un sommeil moins réparateur. Cette condition peut engendrer, à long terme, des complications sérieuses pour la santé. Par exemple :
TYPES D'ANOMALIES RESPIRATOIRES PENDANT LE SOMMEILLes apnées et hypopnées obstructives sont les plus fréquentes. Elles se traduisent par une fermeture complète (apnée) ou partielle (hypopnée) au niveau des voies aériennes supérieures. Elles peuvent survenir chez l'enfant aussi bien que chez l'adulte. Les obstructions des voies aériennes peuvent être aggravées par de grosses amygdales, un menton reculé, un cou large ou des mâchoires étroites. Souvent, on remarque la présence de ronflement chez les patients ayant une obstruction des voies respiratoires. Toutefois, il est important de savoir qu'on peut faire de l'apnée sans ronfler et on peut ronfler sans faire d'apnée. Le ronflement peut servir d'indicateur mais ne constitue pas « un diagnostic ». Les apnées et hypopnées centrales (incluant la Respiration de Cheyne-Stoke) sont moins fréquentes. Elles se produisent s'il y a une absence (ou diminution) de l'influx nerveux provenant du cerveau qui stimule l'inspiration. Ces anomalies se traduisent donc par une absence (ou diminution) de la respiration. Ces arrêts complets ou partiels peuvent provoquer des micro-éveils ou une baisse d'oxygène dans le sang, sans qu'il n'y ait présence de ronflement. On retrouve davantage cette forme d'apnée chez les personnes souffrant d'une maladie du coeur, d'une maladie du rein à un stade avancé ou d'un trouble neurologique. Les apnées mixtes combinent les deux anomalies précédentes. L'apnée débute par un arrêt au niveau de l'influx nerveux provenant du cerveau, suivi par une apnée obstructive. QUELS SONT LES SYMPTÔMES DE L'APNÉE DU SOMMEIL?Il est important de noter qu'une personne atteinte d'apnée du sommeil présente rarement tous ces symptômes et même, à l'occasion, très peu de symptômes.
QUELS SONT LES FACTEURS QUI FAVORISENT LE DÉVELOPPEMENT DE L'APNÉE DU SOMMEIL?
QUI SOUFFRE D'APNÉE DU SOMMEIL?
Si vous êtes affectés par les conditions médicales suivantes, vous présentez également un risque accru de souffrir d'apnée du sommeil :
TEST D'ÉVALUATION DU DEGRÉ DE SOMNOLENCEToutes les personnes qui souffrent d'apnée du sommeil ne sont pas somnolentes pendant la journée. Toutefois, si vous désirez connaître votre niveau de somnolence, répondez à ce test.
Si votre résultat est supérieur à 10, vous avez une somnolence plus marquée que la moyenne de la population. Parlez-en avec votre médecin. DIAGNOSTICL'apnée du sommeil est diagnostiquée à partir d'un test spécialisé appelé polysomnographie ou étude du sommeil. Ce test est effectué sous prescription médicale seulement. Afin de déterminer la nécessité du test de polysomnographie, le médecin vous questionnera sur le sommeil et l'éveil, prendra connaissance de tous les antécédents médicaux et effectuera un examen physique pour déterminer, entre autres, la taille des adénoïdes et des amygdales. Une révision complète de tous vos médicaments sera faite. Parfois, certains d'entre eux, comme les tranquillisants ou les relaxants musculaires, peuvent aggraver l'apnée du sommeil. Chez l'enfant et l'adolescent, le test diagnostic n'est pas différent de celui des adultes. La chirurgie est toutefois plus souvent utilisée que chez les adultes. Test de polysomnographie en laboratoireSelon la Société canadienne de thoracologie1 ainsi que l'Académie américaine de la médecine du sommeil (American Academy of Sleep Medicine)2, la polysomnographie est le test de référence pour l'étude des troubles du sommeil. Ce test permet de confirmer le diagnostic d'un trouble du sommeil, de reconnaître une pathologie associée et d'orienter la décision thérapeutique. 1 La Société canadienne de thoracologie (SCT) regroupe des spécialistes en pneumologie ainsi que d'autres médecins et scientifiques du Canada, des États-Unis et d'autres pays. Les membres de la SCT collaborent à la prévention et au traitement des maladies respiratoires. La SCT est la section médicale de l'Association pulmonaire. 2 L'Académie américaine de la médecine du sommeil (American Academy of Sleep Medicine ou AASM) est une association médicale professionnelle qui édicte les normes de pratique dans le domaine de la médecine du sommeil. Cet examen est effectué en laboratoire du sommeil. Il consiste à l'enregistrement de différents paramètres au cours du sommeil. Vous devez ainsi dormir avec plusieurs électrodes ou capteurs attachés à différents endroits sur le corps :
Finalement, toutes les données recueillies sont compilées, traitées par un logiciel, analysées par un technologue du sommeil et revues par un médecin spécialiste du sommeil afin d'établir le diagnostic. Méthodes de surveillance à domicileÉtude cardiorespiratoire à domicile ou polygraphie respiratoire à domicileUn technologue du sommeil vous expliquera la démarche d'installation que vous serez en mesure d'exécuter à domicile. Il existe différents types d'appareils portatifs qui peuvent servir à démontrer les anomalies respiratoires et en mesurer la sévérité, ainsi qu'à ajuster le traitement ou vérifier l'ajustement du traitement. Les informations sur votre sommeil seront enregistrées avec l'un de ces appareils informatisés que vous pouvez utiliser à la maison pour le temps d'une nuit. Au retour de l'appareil, une évaluation de votre condition sera faite. L'interprétation des résultats doit être réalisée par un médecin spécialiste du sommeil. Pour faire suite au test à domicile, le médecin peut parfois demander une analyse en laboratoire afin de procéder à une étude plus complète des données recueillies et ainsi poser un diagnostic plus précis ou ajuster le traitement.
TRAITEMENTS DE L'APNÉE DU SOMMEILSuite à un diagnostic de condition chronique, telle que l'apnée du sommeil, l'adoption de saines habitudes de vie vous sera bénéfique à long terme. Le traitement dépendra ensuite de la sévérité des symptômes et de leurs causes. A. Adopter de saines habitudes de vieIl est recommandé pour toute personne souffrant d'apnée du sommeil de : Cesser de fumer Le personnel hautement qualifié de la ligne Poumon-9 de l'Association pulmonaire du Québec vous renseigne sur les outils disponibles selon vos besoins pour vous aider à cesser de fumer et vous réfère à des programmes de cessation faits sur mesure pour vous. Maintenir un poids santé Truc :
Consommer de l'alcool avec modération et éviter de prendre des somnifères ou des relaxants musculaires Trucs :
Traiter énergiquement la congestion nasale et les allergies Et pour favoriser un meilleur sommeil :Adoptez un horaire de sommeil régulier Diminuez la consommation de caféine Trucs :
Dormez sur le côté Trucs : Il est possible de s'entraîner à dormir sur le côté :
Si l'apnée du sommeil est de modérée à sévère, un traitement plus intensif sera nécessaire. Elle est habituellement traitée à l'aide d'un appareil à P.P.C., c'est-à-dire un appareil de ventilation à pression d'air positive continue, aussi connu sous l'appellation C.P.A.P. B. Appareils de ventilation à pression positive continue (P.P.C.)(de l'anglais « Continuous Positive Air Pressure » ou C.P.A.P.)
L'appareil à P.P.C. est le meilleur traitement pour les patients souffrant d'apnée obstructive du sommeil3. La pression positive continue ou P.P.C. signifie que de l'air est poussé par une pression positive continue au niveau des voies respiratoires de façon à les maintenir ouvertes. Cette pression doit être ajustée à l'aide d'un test de titration. 3 Selon la SCT et l'AASM Votre médecin prescrira donc le type d'appareil le plus approprié selon votre diagnostic en tenant compte, au besoin, des autres maladies dont vous souffrez.
Il existe plusieurs types d'appareils à P.P.C. L'appareil à P.P.C. fixe : c'est le traitement standard, le plus éprouvé et le modèle le moins dispendieux. L'appareil délivre toujours l'air avec la même pression. L'appareil à P.P.C. automatique : il s'agit d'une alternative à l'appareil à P.P.C. fixe. Il est aussi efficace et certains le trouvent plus confortable puisque le niveau de pression s'adapte en fonction des événements respiratoires (apnées, hypopnées) ou des ronflements. L'appareil de ventilation à deux niveaux de pression (aussi appelé bipap ou bi-niveaux) : l'appareil bi-niveaux repose sur le même principe que les appareils à P.P.C. fixe et automatique, si ce n'est qu'il délivre une pression à deux niveaux avec une pression d'air réduite à l'expiration, ce qui facilite la respiration. Il est surtout utilisé par les personnes qui nécessitent une pression positive élevée, améliorant ainsi le confort et la tolérance au traitement. On crée constamment de nouveaux produits. Pour obtenir un confort optimal, n'hésitez surtout pas à essayer les plus récents. Informez-vous des prix, des garanties ainsi que du service après-vente lorsque vous serez prêt à procéder à un achat. COMMENT CELA FONCTIONNE ?
En gardant les voies aériennes supérieures ouvertes à tous les stades du cycle respiratoire, les ronflements et l'apnée sont contrôlés. Il s'agit d'un traitement et non d'une guérison. Si vous cessez d'utiliser l'appareil à P.P.C., vous recommencerez à faire de l'apnée. Au début de son utilisation, malheureusement certaines personnes abandonnent si elles ne constatent aucun changement rapide. Le temps requis pour ressentir une amélioration peut être de 4 à 6 semaines d'utilisation soutenue, c'est-à-dire d'utilisation de l'appareil à toutes les nuits et pendant toute la durée de la nuit. Il faut tout d'abord apprendre à dormir avec le masque sur le visage puis régler l'inconfort et les petits problèmes d'ajustement (par exemple, ajustement du masque, obstruction nasale). Ce n'est qu'après cette période d'ajustement que l'on commence à en ressentir les bénéfices. Les patients disent s'habituer et devenir plus confortables avec l'équipement après 3 à 6 mois d'utilisation. Une période d'adaptation est donc nécessaire, il faut être patient ! La meilleure façon pour vous de vous adapter à cette nouvelle situation est de vous informer, de poser des questions et d'effectuer le suivi nécessaire avec votre équipe médicale. Des problèmes ou des inconforts peuvent survenir en cours de traitement. Il est important d'en parler afin d'améliorer ou de corriger la situation. Une fois les problèmes résolus, les gens sont généralement très heureux d'utiliser leur appareil, surtout après avoir découvert tous les bienfaits apportés par ce type de traitement.
C. Appareil buccalVotre médecin peut vous prescrire un appareil buccal (ou orthèse d'avancement de la mâchoire) moulé par un dentiste. Cette gouttière portée dans la bouche durant la nuit sert à tenir la mâchoire inférieure et la langue vers l'avant, ce qui a pour effet de maintenir l'ouverture des voies respiratoires supérieures. Toutefois, ce type d'appareil ne convient pas à tous les patients, n'offre pas d'aussi bons résultats que l'appareil à P.P.C. et peut occasionner des problèmes de mâchoire, de dents ou de gencives. Il est utilisé surtout pour l'apnée légère ou modérée. Quand il fonctionne, certains patients le préfèrent à la P.P.C.
Pour plus de renseignements sur les appareils dentaires, parlez-en à votre médecin spécialiste des problèmes du sommeil afin qu'il vous obtienne une consultation chez un dentiste spécialiste.
D. Approche chirurgicaleAvant d'envisager une chirurgie, parlez-en à votre médecin.
1. La chirurgie conventionnelleA) Uvulo-palato-pharyngo-plastie (U.P.P.P.)
Elle est pratiquée en salle d'opération sous anesthésie générale par un O.R.L. (oto-rhino-laryngologiste). Elle vise avant tout à contrôler le ronflement, mais elle est parfois aussi utilisée pour des patients souffrant d'apnée du sommeil pour qui l'appareil à P.P.C. ne fonctionne pas. L'intervention consiste à enlever la luette et une partie du palais mou pour dégager les voies respiratoires. Si cela est nécessaire, les polypes nasaux ou les amygdales peuvent aussi être enlevés. Cette ablation peut changer ou réduire les ronflements forts, mais connaît un succès limité pour soigner l'apnée du sommeil. Le patient peut ressentir de la douleur après la chirurgie, mais pourra être soulagé rapidement par des médicaments. Une sécheresse de la gorge peut par contre rester de manière définitive. B) A mygdalectomi e et adénoïdectomie Chez l'enfant, l'apnée du sommeil est souvent liée à de grosses amygdales ou adénoïdes. Il est possible de les enlever par chirurgie afin de contrôler le problème. Habituellement, lorsque l'enflure due à la chirurgie se résorbe, les ronflements et les pauses respiratoires cessent, l'enfant dort mieux, se sent plus reposé et énergique. Si le problème d'apnée persiste malgré la chirurgie ou si celle-ci n'est pas indiquée, un traitement semblable à celui de l'adulte sera requis par exemple un traitement par P.P.C. Chez certains adultes, l'amygdalectomie ou une chirurgie nasale sera envisagée soit pour permettre de mieux tolérer la pression positive ou, plus rarement, dans l'espoir de contrôler l'apnée. 2. Traitement par radiofréquenceCette procédure consiste à réduire l'épaisseur des tissus de la gorge et de la langue par cautérisation, c'est-à-dire, en chauffant les tissus sous-cutanés avec une aiguille liée à un générateur de radiofréquence, laissant ainsi plus d'espace pour le passage de l'air. Comme il s'agit d'un nouveau traitement, il est trop tôt pour en connaître les résultats à long terme.
3. Chirurgie au laserIl s'agit d'une opération de diminution des tissus de la gorge qui se fait sous anesthésie locale, en plusieurs séances. Il est important de savoir que cette chirurgie n'est pas recommandée pour les cas d'apnée du sommeil, mais plutôt pour les cas de ronflement. En conclusion, sachez que tous les types de traitement, que ce soit un appareil à P.P.C., un appareil dentaire ou une chirurgie, doivent être choisis en fonction de votre condition. C'est avec l'aide de votre équipe médicale que vous trouverez le traitement qui sera le plus approprié pour vous.
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Utilisation d'une mentonnière La mentonnière a été conçue pour aider les gens qui n'arrivent pas à dormir la bouche fermée. Lors de l'utilisation de l'appareil à P.P.C. avec un masque nasal ou narinaire, si vous dormez la bouche ouverte, la sécheresse de la bouche et du nez pourrait vous incommoder et diminuer l'efficacité de votre traitement. Le port d'une mentonnière pourrait vous aider. Elle s'attache à votre sangle principale, entoure votre menton et se rabat sur elle-même au moyen d'une languette de velcro afin de bien maintenir votre bouche fermée. Avant d'utiliser une mentonnière, il est important de vérifier d'abord si la raison pour laquelle vous n'arrivez pas à dormir la bouche fermée est parce que vous souffrez d'obstruction nasale. Si tel est le cas, parlez-en à votre médecin pour corriger la situation. |
Nez sec
Pour prévenir la sécheresse nasale, réajustez le niveau de l'humidificateur chauffant, utilisez un vaporisateur nasal ou un gel soluble (en vente libre à la pharmacie).
Obstruction nasale
Votre équipe médicale pourrait vous recommander :
À noter : Les décongestionnants avec pseudoéphédrine (comme Otrivin, Dristan) peuvent aider lors de rhumes. Ils sont cependant contre-indiqués en présence d'hypertension, de problèmes cardiaques et vasculaires. De plus, ils peuvent augmenter le problème d'obstruction nasale s'ils sont utilisés pendant plus d'une semaine. Vérifiez avec votre pharmacien avant de l'utiliser.
Bouche sèche
Avoir la bouche sèche au réveil suggère que vous dormez peut-être la bouche ouverte. Assurez-vous de ne pas avoir d'obstruction nasale. Si ce n'est pas le cas, l'utilisation d'une mentonnière pourrait vous aider.
Fuite d'air
Il n'est pas conseillé de trop serrer les sangles du masque de l'appareil à P.P.C. Un léger échappement d'air est acceptable, mais celui-ci doit être orienté en permanence vers le bas de votre visage. Une fuite dirigée dans un oeil peut produire de la sécheresse et de l'irritation. Assurez-vous que vous avez un masque à votre taille et bien ajusté à la forme de votre visage.
Si vous souffrez d'obstruction nasale, le fait de respirer par la bouche pourrait causer des fuites.
Plaies et rougeurs
Les plaies sur l'arête du nez sont causées par une mauvaise grandeur ou forme de masque ou encore par un masque trop serré. Le masque doit être suffisamment serré pour sceller sans pour autant laisser des marques rouges en permanence sur votre visage.
L'utilisation d'un support frontal, s'il est disponible avec le masque utilisé, pourrait améliorer sa stabilité en réduisant le mouvement du masque, mieux distribuer la pression et ainsi diminuer les rougeurs.
Sensation de ballonnement-air dans l'estomac
Il est possible de ressentir des gaz au niveau de l'estomac ou des intestins au réveil. Cette situation est probablement due au fait que vous « avalez » un excès d'air provenant de votre appareil. Une des façons de diminuer ce désagrément est de vous exercer à respirer lentement et profondément lorsque vous utilisez l'appareil. Ce problème arrive le plus souvent lors des premières nuits de traitement. Il est important d'en discuter avec votre équipe médicale si le problème persiste plus d'un mois ou est très inconfortable.
N'oubliez pas :
Communiquez avec votre équipe médicale si :
Pour connaître les Centres spécialisés en diagnostic et traitement de l'apnée du sommeil ou les fournisseurs d'équipement, contactez la ligne Info-Apnée de l'Association pulmonaire du Québec au 1 800 295-8111, poste 232.
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L'Association pulmonaire du Québec désire remercier : Dr Katéri Champagne, pneumologue et épidémiologiste, Centre Universitaire de Santé McGill, diplômée de l'American Board of Sleep Medecine Dr Frédéric Séries, pneumologue, Hôpital Laval, membre du Comité des troubles respiratoires du sommeil de la Société Canadienne de Thoracologie Julie Dallaire, M.Sc. Inf. Infirmière clinicienne spécialisée, pneumologie, Centre Universitaire de Santé McGill Pour leur contribution à la révision de ce guide. |
Allergologue : médecin spécialiste du diagnostic et du traitement des allergies.
Apnée du sommeil : maladie respiratoire caractérisée par des arrêts respiratoires durant le sommeil où le passage de l'air dans les voies respiratoires est complètement bloqué.
American Academy of Sleep Medecine (ou AASM) : l'Académie américaine de la médecine du sommeil est une association médicale professionnelle pour les cliniciens, chercheurs, et autres fournisseurs de soins de santé dans le domaine de la médecine du sommeil. À titre d'organisme national d'agrément (É.-U.) des centres et laboratoires des troubles du sommeil, l'AASM définit les normes et fait la promotion de l'excellence en matière de soins de santé, d'éducation et de recherche dans le domaine de la médecine du sommeil.
American Board of Sleep Medecine : organisme reconnaissant la formation et le niveau d'expertise de médecins formés en médecine du sommeil.
Bande Breathe Right : bandelette nasale disponible en pharmacie sans ordonnance. Portée sur le nez, elle ouvre doucement les passages nasaux pour faciliter la respiration.
Bipap : de l'anglais « Bi-level Positive Airway Pressure ». Appareil qui délivre une pression à deux niveaux avec une pression d'air réduite à l'expiration.
Cautérisation : technique médicale basée sur l'utilisation de la chaleur ou de produits chimiques pour détruire des cellules anormales ou obturer des vaisseaux sanguins.
C.P.A.P. : de l'anglais « Continuous Positive Air Pressure ». Voir P.P.C.
Dette de sommeil : manque de sommeil. Si vous ne dormez pas assez, vous accumulez une « dette de sommeil ». C'est la différence entre la quantité de sommeil dont votre corps a besoin et votre véritable temps de sommeil.
Hypopnée : diminution du mouvement respiratoire due à une obstruction partielle des voies respiratoires.
IAH : indice d'apnée et d'hypopnée ou nombre de périodes d'apnée ou d'hypopnée par heure de sommeil.
Laboratoire du sommeil : clinique médicale spécialisée dans le diagnostic de divers troubles respiratoires du sommeil. Il existe des laboratoires du sommeil publics et privés.
Mentonnière : bande de tissu se portant sous le menton afin de garder la bouche fermée.
Micro-éveils : réveil de courte durée (3 à 14 secondes). Les micro-éveils passent souvent inaperçus et altèrent la qualité du sommeil.
ORL : oto-rhino-laryngologie. Spécialité médicale dans le traitement des problèmes reliés aux oreilles, au nez et à la gorge.
Pneumologue : médecin spécialiste des maladies pulmonaires et des problèmes respiratoires.
Polysomnographie (ou étude du sommeil) : examen effectué en laboratoire du sommeil ayant pour but de poser le diagnostic d'apnée du sommeil. Il est aussi utilisé pour le test de titration.
P.P.C. : appareil de ventilation à pression positive continue. De l'air est poussé par une pression positive au niveau des voies respiratoires de façon à les maintenir ouvertes.
Société canadienne de thoracologie : la Société canadienne de thoracologie (SCT) regroupe des spécialistes en pneumologie ainsi que d'autres médecins et scientifiques du Canada, des États-Unis et d'autres pays. Les membres de la SCT collaborent à la prévention et au traitement des maladies respiratoires par le leadership, l'éducation, la recherche, le plaidoyer ainsi que l'élaboration et la mise en oeuvre de lignes directrices de pratique clinique. La SCT est la section médicale de l'Association pulmonaire.
Test de titration : test fait au laboratoire du sommeil qui sert à déterminer la pression optimale de l'appareil à P.P.C. Ce test devra être refait lorsqu'une personne utilisant un appareil à P.P.C. gagne ou perd beaucoup de poids.
U.P.P.P. : uvulo-palato-pharyngo-plastie. Procédure chirurgicale qui consiste à enlever la luette et une partie du palais mou.
Références
Société canadienne de thoracologie. 2008. Lignes directrices canadiennes en santé respiratoire, Recommandations pour le diagnostic et le traitement de l'apnée du sommeil ;
American Academy of Sleep Medecine. 2008. www.aasmnet.org ;
Cadre de travail national sur la santé pulmonaire de l'Association pulmonaire, octobre 2008 ;
Conseil canadien d'agrément des services de santé. 2008. www.acreditation-canada.ca ;
Johns, MW. 1991. « A new method for measuring daytime sleepiness: The Epworth Sleepiness Scale », Sleep, 14:540-5 ;
Agence de la santé publique du Canada. 2007. La vie et le souffle : Les maladies respiratoires au Canada ;
Société de l'assurance automobile du Québec. 2005. Fatigue au volant ;
SAAQ Fatigue au Volant ;

L'Association pulmonaire met à la disposition du public une ligne téléphonique sans frais :
La ligne Info-Apnée au 1 800 295-8111, poste 232
Des professionnels spécialisés en santé respiratoire sont là pour vous aider. Le service est offert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30.
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