Guide Info-Asthme |  |

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Pour vous aider à comprendre l’asthme…
Ce document de référence, s’adresse aux personnes asthmatiques
ou à leurs proches. II a été réalisé selon les Principes
Directeurs du Consensus Canadien sur l'Asthme:
- S’assurer que le diagnostic de l’asthme est confirmé au
moyen de mesures objectives (test de spirométrie,
provocation bronchique).
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Renseigner et informer sur le contrôle de l’environnement.
Favoriser l’éducation : l'autogestion et l'utilisation d'un
plan d’action.
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Insister sur le traitement anti-inflammatoire de première
ligne (corticostéroïde inhalé).
-
Ajouter un traitement d'appoint au besoin (si des doses
modérées de corticostéroïde ne permettent pas une
maîtrise acceptable de l'asthme).
Parvenir à une maîtrise presque sans symptômes
de la maladie.
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Source: http://www.asthmaguidelines.com/fran/faits_saillants.html
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INTRODUCTION
Plus de 3 millions de personnes souffrent d’asthme au Canada, ce qui en fait la maladie
respiratoire la plus importante. Au Québec, on estime à 700 000 le nombre d’asthmatiques,
dont 300 000 enfants. Cette affection touche les personnes de tous âges et
nationalités.
À ce jour, aucun traitement ne guérit l’asthme, cependant il est possible de maîtriser la
maladie et de mener une vie bien remplie et active pratiquement sans symptômes.
Toutefois, plus de 60 % des asthmatiques contrôlent mal leur maladie impliquant ainsi
des symptômes quotidiens, augmentation de médication, consultation à l’urgence
avec hospitalisations fréquentes, absentéisme au travail ou à l’école et malheureusement
plusieurs décès.
Le médecin doit traiter l’asthme comme une maladie chronique et prévoir un plan
d’action pour éviter l’apparition des symptômes et en favoriser la gestion.
Les professionnels de la santé doivent travailler au dépistage des patients mal contrôlés
afin qu’ils suivent un plan d’action conçu pour maîtriser leur asthme.
L’Association pulmonaire vous propose une nouvelle offensive contre l’asthme, le
programme Info-Asthme qui a pour objectif d'informer et d’encourager les personnes
asthmatiques à mieux comprendre, maîtriser et vivre avec leur maladie.
Passez à l’action…
QU’EST-CE QUE L’ASTHME?
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L’asthme est une maladie respiratoire chronique caractérisée
par une obstruction variable des bronches.
Lorsqu'elles sont irritées par des facteurs déclenchants, les
bronches deviennent enflammées et enflées. Les muscles qui
les entourent se contractent et créent une obstruction bronchique.
L’ inflammation et la contraction des bronches favorisent la
production de mucus, ce qui rend la respiration difficile.
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Ces symptômes
ne veulent pas
nécessairement
dire que vous êtes
asthmatique.
D’autres maladies
respiratoires ou
problèmes cardiaques
peuvent
causer les mêmes
symptômes.
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Les symptômes sont :
- l’essoufflement
- l’oppression thoracique (serrement)
- la respiration sifflante
- la toux
- la production de mucus
Il est important de bien comprendre la maladie pour améliorer le
traitement et optimiser la maîtrise des symptômes en traitant
l’inflammation bronchique avec des anti-inflammatoires (corticostéroïdes),
et ce, même si les symptômes sont légers et
moins fréquents que 4 fois par semaine. Chez la grande majorité
des asthmatiques, l’obstruction bronchique est complètement
réversible.
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ÉVALUER L’ÉTAT DE VOTRE ASTHME EN QUELQUES SECONDES
Ce questionnaire peut vous aider à déterminer dans quelle
mesure vous maîtrisez votre asthme.
- J’ai des symptômes le jour plus de 3 fois par semaine.
-
J’ai des symptômes la nuit plus de 1 fois par semaine.
-
Je ne peux pas faire des activités physiques normales.
-
Je m’absente de l’école ou du travail à cause
de mon asthme.
- J’utilise mon médicament de secours (pompe bleue) plus de 3 doses par
semaine (excluant une dose qu’on peut prendre en prévention, avant un effort
physique).
-
Je fais souvent des crises d’asthme (exacerbations).
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Si vous avez
coché une des
affirmations, il
se peut que votre
asthme ne soit
pas bien maîtrisé.
Passez à l’action!
Consultez votre
médecin et
apportez ce test
pour en discuter
avec lui.
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COMMENT FONCTIONNENT VOS POUMONS?
Pour bien comprendre l’asthme, il faut savoir comment fonctionnent vos poumons.
Dans le but de faciliter la compréhension du système respiratoire
complexe, comparons-le à un arbre inversé, d’où le terme arbre bronchique.

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L’air que nous
respirons est un
mélange gazeux
contenant :
- 78 % d’azote
- 21 % d’oxygène
- 1 % d’argon et d’autres gaz
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L’air inspiré entre dans le corps par le nez ou la bouche,
poursuit sa trajectoire dans la trachée (tronc de l’arbre) pour
ensuite passer à l’intérieur des poumons par les bronches
souches droite et gauche, (branches principales de l’arbre), qui
se séparent en bronches et en bronchioles (branches plus
petites de l’arbre) auxquelles sont rattachés des milliers de
petits sacs d’air appelés alvéoles (feuilles de l’arbre). C’est par
ces alvéoles que l’oxygène que nous respirons, est transféré
dans le sang et poursuit son chemin à travers le corps.
Au repos, l’adulte respire entre 12 et 15 fois par minute, l’enfant
entre 18-25 fois et davantage si l'adulte ou l'enfant fait un effort
physique ou a une difficulté respiratoire quelconque.
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COMMENT LES BRONCHES RÉAGISSENT-ELLES
LORS D’UNE CRISE D’ASTHME?
- La paroi interne des bronches devient rouge et enflée, et l’orifice de la bronche
rétrécit, rendant le passage de l’air difficile.
-
Les muscles qui entourent les bronches se contractent (bronchoconstriction), suite
à un stimuli (facteur déclencheur), ce qui a pour effet de bloquer le passage de l’air
et de rendre la respiration plus difficile.
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Les bronches produisent du mucus dans le but d'expulser les irritants respiratoires,
mais l'accumulation de ces sécrétions provoquent d'autres complications telles que
l'inflammation.
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La difficulté respiratoire d’une personne asthmatique
se fait ressentir à l’inspiration mais surtout à
l’expiration car l’air reste, en partie, emprisonné
dans les poumons à cause du rétrécissement
des bronches. Par ailleurs, cette expiration forcée
laisse entendre un sifflement lorsqu’une personne
a de la difficulté à respirer.
QU’EST-CE QUI CAUSE L’ASTHME?
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Les causes exactes de l’asthme ne sont pas bien connues, mais
il semble que l'asthme survient à la suite d’une interaction
complexe de facteurs génétiques (prédisposition familiale) et environnementaux.
Le facteur génétique associé à un facteur déclenchant affectent la
fonction respiratoire et occasionnent des symptômes de l’asthme
qui sont variables et souvent persistants.
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3 mécanismes affectant la fonction respiratoire:
- l’inflammation
- la contraction
- l’hypersécrétion
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Les bronches
vont réagir plus
rapidement aux
déclencheurs, si
l'inflammation est
déjà présente.
Les
symptômes de la bronchoconstriction causée par les irritants sont habituellement
immédiats, de courte durée et réversibles avec les médicaments de secours
(bronchodilatateurs).
Les symptômes
causés par les facteurs
inflammatoires apparaissent
souvent plus
tardivement.
Ils peuvent provoquer
ou augmenter les
symptômes d’asthme
pendant plusieurs
semaines voire même
des mois et ne sont
pas aussi facilement
réversibles.
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Facteurs déclenchants
Ce sont des éléments ou événements qui font réagir les
bronches causant une respiration plus difficile. Certaines
personnes peuvent réagir à un ou à plusieurs facteurs en
même temps alors que d’autres ont une obstruction
bronchique sans qu’aucun facteur déclenchant connu en
soit la cause. L’identification de ces facteurs est primordiale
pour contribuer à un meilleur contrôle de son environnement
ainsi qu’à la prévention et la maîtrise des crises.
Facteurs irritants
- les changements brusques de température
(l'air froid et l'humidité)
- la fumée du tabac (aussi un facteur inflammatoire)
- la poussière
- les odeurs fortes
- la pollution de l'air
- les produits irritants au travail (asthme professionnel)
- les rhumes et les infections respiratoires virales
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Facteurs inflammatoires
Les allergènes
- les acariens
- les allergies alimentaires
- les animaux
- les spores de moisissures
- les pollens
- la fumée du tabac
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Infections respiratoires
- le rhume
- la grippe
- la sinusite
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D’autres facteurs
- le reflux gastro-oesophagien (reflux d’acide de l’estomac)
- l’intolérance à l'aspirine
- les changements hormonaux (début des règles, durant la grossesse)
- la rhinite allergique
- les perturbations émotionnelles
- l'exercice physique
Demandez nos dépliants « Les facteurs déclenchants » et « l'asthme professionnel »
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On peut
éliminer les
crises d'asthme
causées par
ces autres
facteurs en
mettant fin à
l'exposition à
l'agent ou avec
un traitement
médical
approprié.
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PRISE EN CHARGE DE L’ASTHME
Plusieurs points importants interviennent dans la prise en charge de l’asthme pour
obtenir les meilleurs résultats possibles. En maîtrisant bien votre asthme aujourd'hui,
vous évitez d'endommager vos poumons.
Éléments clés de la maîtrise efficace de l’asthme :
- obtenir un diagnostic, précoce et précis;
- reconnaître les symptômes de l’asthme et bien les comprendre;
- contrôler son environnement et éviter les facteurs déclenchants;
- initier le traitement nécessaire à la maîtrise de l'asthme;
- avec son médecin, établir un plan d’action basé sur l’évolution des symptômes;
- exercer un suivi médical régulièrement.
Obtenir un diagnostic
Même si parfois l’asthme semble évident par ses caractéristiques, il est extrêmement
important de poser un diagnostic précis, par une évaluation approfondie et
une mesure du degré de l’obstruction des bronches avec un test de spirométrie.
Un diagnostic est nécessaire pour bien traiter l’asthme avec une médication
appropriée et établir un plan d’action adéquat.
Le diagnostic de l'asthme doit être basé sur:
L’évaluation clinique
L’histoire médicale détaillée
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Les enfants seront
plus à risque de
présenter des
symptômes s'il
y a des cas
d'asthme et
d'allergies dans
les antécédents
familiaux.
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- les antécédents familiaux
- les allergies, fièvre des foins, eczéma, etc.
- les difficultés respiratoires (depuis quand ?)
- la congestion nasale (rhinite) et les yeux qui piquent (conjonctivite)
- la toux – jour, nuit, saisonnière, à l’effort, fréquente, grasse ou sèche, productive, etc.
- le sommeil perturbé par des symptômes
- l’absentéisme – école ou travail (fréquence)
- le nombre de visites à l’urgence ou d’hospitalisations
- l’environnement
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L’examen physique
- l’auscultation (écoute des bruits pulmonaires avec un stéthoscope)
- l’examen des voies nasales, etc.
Le diagnostic différentiel (autre cause qui ressemble à l’asthme) doit être
investigué pour s’assurer que les symptômes ne sont pas causés par une
autre maladie (par exemple, une maladie de coeur, d'autres affections pulmonaires
ou reflux gastro-oesophagien).
L’évaluation de la fonction respiratoire
La spirométrie est le test qui mesure la quantité maximale d’air expiré des
poumons dans une seconde (VEMS) à l’aide d’un appareil appelé spiromètre. Ce
test aide à confirmer la présence de l’asthme et peut aider à déterminer le degré
de sévérité de la maladie. Cependant, la spirométrie n'est pas indiquée chez les
enfants de moins de cinq ans, car ce test demande un effort répété et soutenu afin
d'obtenir de bons résultats.
Le test de provocation bronchique peut être prescrit lorsque le test de spirométrie de
base est normal mais que votre médecin soupçonne que vous faites de l’asthme. Une
manoeuvre de spirométrie est réalisée avant et après l’inhalation d'un agent pharmacologique
(méthacholine ou histamine) qui produit une obstruction au niveau des bronches.
Il peut être nécessaire d’administrer cet agent à plusieurs reprises en augmentant
graduellement la dose afin de provoquer une réaction bronchique. À la fin du test, un
bronchodilatateur est administré pour faire disparaître, c'est-à-dire renverser la réaction
occasionnée par l’agent pharmacologique.
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Il existe aussi un test de provocation bronchique spécifique
pour l’investigation de l’asthme professionnel
(agent qui cause des problèmes respiratoires en milieu
de travail ex. : farine, poussière de bois, produit chimique).
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test de spirométrie
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Examens complémentaires
Les tests cutanés d'allergies permettent de confirmer la présence ou l'absence
d'allergies. Cependant, ils ne permettent pas de diagnostiquer l'asthme. Les tests
d’allergies doivent être faits en corrélation avec l'histoire des symptômes et une
spirométrie.
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Une radiographie pulmonaire et nasale devraient être faites
au moment de l’évaluation initiale pour exclure la possibilité de difficultés
respiratoires causées par une affection autre que l'asthme.
Une prise de sang et un examen des crachats peuvent être
demandés pour voir si les éosinophiles (globules blancs) et les
IgE (molécules ayant un rôle dans les réactions allergiques) sont
augmentés.
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Les symptômes
sont très
variables et
peuvent s'aggraver
ou s'améliorer
avec le temps.
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Un essai avec des médicaments contre l'asthme renforcera le diagnostic de
l’asthme si les symptômes s'améliorent à la suite de la prise de médicaments contre
l'asthme.
Reconnaître les symptômes
Bon nombre de personnes asthmatiques se contentent d’une maîtrise insuffisante des
symptômes, ce qui les amène à faire des compromis et par conséquent à avoir une
qualité de vie moindre, ce qui est inacceptable.
Il est impératif de reconnaître et de surveiller les signes d’un asthme mal maîtrisé ou
d’une crise imminente.
Les symptômes peuvent être variables et d’intensités différentes, de légers à sévères
selon l’individu:
- essoufflement augmenté à l’effort
- oppression au niveau du thorax
- respiration sifflante (sibilance)
- toux plus fréquente tôt le matin et/ou la nuit
- production accrue de mucus avec ou sans changement de la couleur des crachats
Il faut également être attentif à certains indices :
- diminution de la capacité de faire de l’exercice et/ou d’effectuer vos activités quotidiennes
- augmentation de l’utilisation du médicament de secours (bronchodilatateur) ou le besoin de l’utiliser la nuit ou dès le réveil le matin
- diminution ou fluctuation anormale du débit expiratoire de pointe (DEP - mesure faite à l’aide d’un débitmètre de pointe)
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Pour la majorité
des personnes
asthmatiques, les
symptômes sont
traitables et
évitables.
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Une bonne façon de surveiller l’état de votre asthme est d’utiliser
un appareil appelé débitmètre de pointe. En utilisant un
débitmètre régulièrement, vous pourrez déceler les symptômes
d’obstruction des voies aériennes. Cet appareil mesure
la vitesse la plus rapide à laquelle le volume d'air expiré est
expulsé hors des poumons. En gardant un journal de bord de
vos valeurs de DEP et de vos symptômes, vous serez en
mesure de mieux maîtriser votre asthme.
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Le carnet de suivi idéal devrait inclure:
- les lectures de débit expiratoire de pointe
- les symptômes
- la médication
- les activités quotidiennes
Demandez notre dépliant « Le carnet de suivi - DEP »
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Contrôler son environnement et éviter
les facteurs déclenchants
Un traitement approprié doit s'accompagner d'un assainissement
de son environnement. L’identification et l’élimination ou la
réduction des contacts avec des facteurs déclenchants peuvent
contribuer à la prévention des crises d’asthme.
Il n'est pas toujours facile d'identifier les facturs qui aggravent
l'asthme mais il faut surveiller attentivement ce qui occasionne
l'apparition de symptômes et apporter les modifications qui
s'imposent.
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Si on évite
de s'exposer
à certains déclencheurs
de l'asthme,
il sera peut-être
possible de
diminuer les doses
de médicament
utilisées pour la
maîtrise de
l'asthme.
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Médication pour prévenir l’asthme
- Médicaments de fond ou de prévention (anti-inflammatoires)
- Médicaments de secours ou de dépannage de courte et de longue durée (bronchodilatateurs)
- Médicaments pour les exacerbations et pour l’asthme sévère et persistant (contrôleurs des IgE)
Souvent, les asthmatiques négligent de suivre fidèlement leur traitement médicamenteux.
L'information et l'éducation jouent donc un rôle très important dans le traitement
de l'asthme.
Les lignes directrices sur la prise en charge de l’asthme recommandent que les antiinflammatoires,
aussi appelés médicaments de prévention, soient la pierre angulaire
de la prise en charge de l’asthme.
Autrement dit, il s’avère plus efficace de se concentrer sur la réduction de l’inflammation
sous-jacente plutôt que sur le traitement ponctuel des symptômes d’asthme.
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Médicaments de fond ou de prévention
les corticostéroïdes (le plus souvent utilisé) - inhalateurs
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budésonide (Pulmicort®)
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fluticasone (Flovent®)
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beclomethasone (Qvar®)
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ciclésonide (Alvesco®)
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les anti-leucotriènes
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comprimés, comme traitement d’appoint au corticostéroïde
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montélukast sodique (Singulair®)
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zafirlukast (Accolate®)
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Oxeze® :
peut être utilisé comme
médicament de secours dû à sa
rapidité d’action malgré le fait
qu'il soit un médicament à longue
durée d’action.
Serevent® :
Attention
Ne doit pas être utilisé comme
seul moyen de traitement, il doit
toujours être associé à un
traitement de corticostéroïde.
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Toutefois, si la pompe de secours doit être utilisée plus de trois fois
par semaine malgré l’utilisation régulière d’un anti-inflammatoire, un
traitement d’appoint est recommandé. Associer un anti-leucotriène
ou un bronchodilatateur à longue durée d’action que l'on retrouve en inhalateur
séparé ou combiné dans un inhalateur unique, tel que :
les bronchodilatateurs à longue durée d’action
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formotérol (Oxeze®)
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salmétérol (Serevent®)
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Ne jamais dépasser la dose prescrite en tout temps
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les corticostéroïdes combinés à un bronchodilatateur à longue durée d’action - inhalateurs
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le budésonide (Pulmicort®) et formotérol (Oxeze®) combiné = (Symbicort®)
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la fluticasone (Flovent®) et salmétérol (Serevent®)
combiné = (Advair®)
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Ne jamais dépasser la dose prescrite en tout temps |
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Médicaments de secours ou de dépannage
les beta2-agonistes à action rapide (le plus souvent utilisé) – inhalateurs
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terbutaline (Bricanyl®)
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salbutamol (Ventolin®)
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salbutamol (Airomir®)
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Conseil : peu
importe le degré
d’asthme, il faut
toujours avoir
son médicament
de secours à
portée de main. |
D’autres types de bronchodilateurs peuvent être essayés mais sont surtout recommandés chez les personnes atteintes de MPOC
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les anticholinergiques
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bromure d'ipratropium (Atrovent®)
à courte durée daction
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bromure de tiotropium (Spiriva®)
à durée daction prolongée (24 hrs)
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Médicaments pour les exacerbations ainsi que pour l’asthme sévère et persistant (contrôleurs des IgE)
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les corticostéroïdes
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prednisone en comprimés |
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oxtriphylline (Choledyl®) en sirop pour enfant |
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contrôleurs des IgE ou anti-IgE - Allergies sévères |
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omalizumab (Xolair®) |
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Xolair : un nouveau
traitement par
injection régulière
pour un asthme
sévère et persistant
chez l’adulte et
l’enfant de 12 ans et
plus, qui malgré leur
traitement usuel
bien respecté et un
environnement bien
contrôlé, présentent
toujours des difficultés
respiratoires
importantes.
Traitement efficace
mais très dispendieux.
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Plan d’action basé sur l’évolution des symptômes
Le plan d’action a pour but d’aider la personne asthmatique
à savoir quand et comment ajuster elle-même sa
médication advenant l’aggravation de ses symptômes.
Ce plan doit être fait en collaboration avec le médecin
traitant et vous indiquera :
- quand changer de médicaments, augmenter les doses ou ajouter d'autres médicaments à votre traitement.
- quoi faire si votre état ne s'améliore pas.
Demandez
notre brochure « Plan
d’action pour l’asthme ».
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VOUS PARTEZ EN VOYAGE...
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Bien entendu, les asthmatiques peuvent voyager partout où
ils le désirent. Cependant, il serait préférable d’en discuter au
préalable avec le médecin. Ensemble, établissez un plan
d’action spécifique. Apportez vos prescriptions habituelles et
des médicaments supplémentaires en plus de comprimés de
corticostéroïde en cas d'urgence; ainsi vous pourrez vous
soigner dès l'apparition des premiers signes d’une exacerbation.
Petites suggestions pour vos médicaments
Assurez-vous d’avoir une pompe de secours sur vous en tout
temps.
Gardez vos prescriptions dans les contenants originaux et
ayez une description (anglaise) de chacune.
Transportez vos médicaments dans un bagage à main que
vous garderez à portée de main et le double de votre ordonnance
dans un autre bagage en cas de perte de votre
bagage.
Apportez une deuxième chambre d'espacement pour l'administration
de vos aérosols doseurs si vous perdez ou brisez la
première.
Si vous devez utiliser un compresseur électrique pour administrer
vos médicaments, assurez-vous d’avoir le bon adaptateur
pour la prise murale.
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Ne pas oublier :
- Assurance voyage
- Certificat de vaccination
- Bracelet d’alerte médicale
- Médicaments et plan d’action
- Débitmètre de pointe pour évaluer son état respiratoire et adapter le traitement
- Demander une chambre d’hôtel sans tapis
- Housse antiacariens et oreiller synthétique peuvent être utiles pour certaines personnes.
Surtout, ne cessez
jamais de prendre
vos médicaments
en voyage même
si vous vous
sentez très bien.
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Si vous n'avez pas votre guide Info-asthme, communiquez avec la LIGNE
INFO-ASTHME pour l'obtenir.
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Les services offerts par l’Association pulmonaire
sont assurés par des professionnels spécialisés en
santé respiratoire. Que ce soit pour des problèmes
reliés à la maladie pulmonaire obstructive chronique
(bronchite chronique – emphysème), à l’asthme
ou tout autre maladie respiratoire, ou pour de
l’information sur les différents programmes d’aide
pour la cessation tabagique, nos lignes téléphoniques
sans frais sont à votre disposition.
En contribuant généreusement aux campagnes de
financement, vous assurez le maintien de ces services.
Les legs testamentaires, les dons commémoratifs et
les dons planifiés sont aussi des façons concrètes de
soutenir l’Association pulmonaire.
Commandité par
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