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Association pulmonaire du Québec / Fondation Québécoise en Santé Respiratoire

Qu’est-ce que le smog ?

Le terme smog fait référence à un mélange toxique de gaz et de particules que l’on peut souvent observer dans l’air sous forme de brume sèche généralement jaunâtre.

Les polluants atmosphériques rejetés à un endroit précis peuvent parcourir de longues distances dans l’atmosphère à la faveur des vents dominants. Ainsi, la pollution atmosphérique peut nuire à la qualité de l’air à des centaines de kilomètres du point d’émission, tout comme à proximité de celui-ci.

Le smog est un facteur qui contribue à des milliers de décès prématurés par année ainsi qu’à des hospitalisations et des consultations médicales plus fréquentes.


Formation du smog

  1. Origine des polluants

    Les polluants que l’on retrouve dans le smog peuvent être d’origine naturelle (par ex. : feux de forêt et éruptions volcaniques) on encore, être le résultat de notre mode de vie :

    • Activités domestiques (par ex. : chauffage au bois résidentiel);
    • Activités industrielles (par ex. : utilisation de combustibles fossiles, agriculture, incinérateurs, divers procédés industriels, etc.) ;
    • Transport (par ex. : automobiles, camions, poussière des routes, transport ferroviaire et maritime, etc.).
  2. Facteurs de dispersion des polluants dans l’atmosphère

    Une fois que les contaminants sont dans l’atmosphère, différents facteurs influencent la formation de smog :

     

    • Le vent pousse et disperse les polluants horizontalement. S’il y a absence de vent, l’air stagnera et permettra aux polluants de s’accumuler dans l’air;
    • La température à la surface du sol est généralement plus élevée qu’en altitude ; puisque l’air chaud a tendance à monter, les contaminants à la surface du sol sont normalement dispersés verticalement avec le mouvement de l’air chaud. Toutefois, il peut arriver, en certaines circonstances, que l’air froid soit retenu au sol sous une couche d’air chaud, créant ainsi ce que l’on appelle une inversion de température. Les polluants de la couche plus froide ne peuvent pas être dispersés et demeurent ainsi concentrés au niveau du sol ;
    • La topographie joue aussi un rôle ; par exemple, dans une vallée, les montagnes environnantes limitent les mouvements de l’air.

     

    NOTE : Le smog peut se manifester tant à la campagne qu’en ville ou en banlieue.

Le smog estival

L’été, le smog est surtout composé d’ozone troposphérique et de particules fines. Les fortes densités de smog sont souvent associées à la saison estivale par la présence de rayons du soleil et de températures élevées, deux facteurs essentiels à sa formation.

L’ozone troposphérique est formé à partir de la réaction entre des composés organiques volatils (COV) qui proviennent principalement du transport et des industries, et du dioxyde d’azote (NOe) sous l’effet du rayonnement solaire qui proviennent du transport.

Les particules fines, quant à elles, proviennent en majeure partie des émissions industrielles (agriculture, construction) et des émissions de véhicules.


Le smog hivernal

L’hiver, le smog est surtout composé de particules fines, les faibles températures et rayonnement ultraviolet ne favorisant pas la formation d’ozone troposphérique. Le smog hivernal est un phénomène plutôt local qui est amplifié par grands froids et qui se produit lorsque l’air est stable (peu de vent).

Ce sont les foyers et les poêles à bois qui en sont responsables à plus de 60 % en hiver. Le transport automobile et les sels de déglaçage, mis en suspension dans l’air lors du passage des voitures, contribuent également à dégrader la qualité de l’air.


Pour plus d’information :

 

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Dernière mise à jour le 23 mai 2013

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