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Association pulmonaire du Québec / Fondation Québécoise en Santé Respiratoire

Mémoire de l'APQ sur le chauffage au bois remis à la ministre Line Beauchamp

Projet de règlement sur le chauffage au bois
Pour une amélioration de la qualité de l'air et la santé des Québécois

L’Association pulmonaire du Québec remercie la Commission pour la possibilité qui lui est offerte de contribuer à ce débat des plus importants, entourant le projet de règlement sur le chauffage au bois pour une amélioration de la qualité de l’air et de la santé des Québécois. Projet déposé le 18 avril 2008 dernier par la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Madame Line Beauchamp.

Il est heureux que des groupes représentant les patients soient parties prenantes de ce débat car, la pollution générée par la fumée de combustion du bois est un problème de santé publique au Québec. La fumée de bois émet des centaines de substances irritantes, toxiques, cancérigènes et mutagènes qui affectent tous ceux et celles qui sont aux prises avec des maladies respiratoires.

Nous sommes ici pour représenter non seulement les patients souffrant de maladies respiratoires, mais aussi leurs familles et leurs proches. L’asthme, les maladies pulmonaires obstructives chroniques et les autres maladies respiratoires ont, bien sûr, des conséquences difficiles pour ceux et celles qui en souffrent, mais aussi pour tous ceux qui les entourent. Les maladies respiratoires ont des impacts importants sur l’absentéisme au travail ou à l’école, sur le tissu familial ainsi que sur la qualité de vie de ceux et celles qui en souffrent.

INTRODUCTION

L’objectif de ce mémoire vise le maintien et l’amélioration de la santé respiratoire de la population du Québec.

Et que la ministre se conforme aux recommandations élaborées dans le présent mémoire.

L'ASSOCIATION PULMONAIRE DU QUÉBEC

L’Association pulmonaire du Québec est un organisme sans but lucratif au service de la population québécoise depuis 1938. Elle intervient exclusivement dans le domaine de la santé respiratoire.

D’abord concernés par la tuberculose, nos travaux ont aussi couvert le tabagisme et ce, depuis les années 1950, ainsi que l’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) pour ne nommer que ceux-là. Membre de l'Association pulmonaire du Canada et de l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires de même que de l'Organisation mondiale de la santé, l'Association pulmonaire a toujours été liée intimement au combat de tous les instants qu'a mené la science contre la tuberculose et les différentes maladies respiratoires.

Nous existons par et pour ces personnes qui souffrent de maladies pulmonaires et nous sommes fiers de souligner que l’Association pulmonaire du Québec est financée uniquement par la générosité de ses donateurs.

La mission de l’APQ

Depuis ses tout débuts, l'Association pulmonaire du Québec s'est donnée la mission de promouvoir la santé respiratoire et de prévenir les maladies pulmonaires par la recherche, l'éducation et les services aux citoyens.

Aujourd’hui, avec les problèmes reliés à l’environnement tels que les changements climatiques, le smog, les émissions de gaz à effet de serre, l’Ambrosia, la fumée secondaire, les feux de joie et de broussailles ainsi que du chauffage au bois, l’Association pulmonaire du Québec doit relever de nouveaux défis.

La recherche

Chaque année, l'Association pulmonaire investit d'importantes sommes d'argent dans la recherche en santé respiratoire au Québec. Dernièrement, l'Association pulmonaire du Québec créait sa première chaire en santé respiratoire au Canada. Cette chaire de 1,5 million de dollars a été implantée à l'Université de Sherbrooke. Le projet de recherche est intitulé : Immunopharmacologie de l’asthme : vers une rémission de la maladie. L’objectif de ce projet de recherche est de découvrir de nouvelles avenues thérapeutiques de l’asthme, voire même induire une rémission de la maladie.

Depuis 5 ans, l’Association est un des partenaires financiers du Centre asthme au travail de l’Hôpital du Sacré-Cœur. De plus, elle subventionne plusieurs programmes de recherche via le Réseau en santé respiratoire du FRSQ et contribue largement à des bourses de recherche par l’entremise de l’Association pulmonaire du Canada et de l’Institut canadien de recherche en santé.

Les programmes d’éducation

Les programmes d’éducation sont la clé pour aider à mieux comprendre les maladies pulmonaires. Pour ce faire, l’Association pulmonaire du Québec a mis sur pied toute une équipe de professionnels de la santé. Que ce soit à titre de conférenciers, selon les besoins des entreprises, des écoles ou des groupes d’entraide pour diffuser de l'information sur la santé respiratoire ou encore dans des kiosques d’information lors de la tenue de journées thématiques, cette équipe réputée d’infirmières et d’inhalothérapeutes se déplace à travers le Québec pour porter assistance.

De plus, en 1992 l’Association pulmonaire du Québec a mis sur pied un réseau d’enseignement aux asthmatiques de la province de Québec, le RQEA. Ce projet a pour but l’éducation des professionnels de la santé en matière d’asthme et correspond précisément à la mission de l’Association, a permis l’implantation de plusieurs centres d’enseignement sur l’asthme et de la MPOC (emphysème et bronchite chronique).

Plus récemment, l’Association lançait son programme « ActionAir » sur la maladie pulmonaire obstructive chronique, grâce à un partenariat avec Santé Canada et des compagnies pharmaceutiques. En une année seulement, l’Association pulmonaire est venue en aide à plus de 2 000 personnes atteintes de la MPOC (emphysème et bronchite chronique) par le biais de son centre d’appel.

Les services aux citoyens

Lignes téléphoniques

L'Association pulmonaire du Québec offre plusieurs services téléphoniques sans frais pour répondre aux besoins de la population. Que ce soit pour des problèmes reliés à la MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique), à l'asthme ou à toute autre maladie respiratoire ou pour de l'information sur les différents programmes d'aide pour la cessation tabagique. De nos lignes téléphoniques sans frais sont mises à la disposition de toute la population du Québec. Mentionnons ici :

Groupes d’entraide

Lorsque l'on apprend que l’on est atteint d'une maladie pulmonaire, souvent des sentiments de crainte et d'anxiété s'installent. L'acceptation peut parfois être difficile et bouleversante.

Depuis quelques années, l'Association pulmonaire du Québec a développé un programme ayant comme objectif de briser l'isolement dans lequel les personnes atteintes de maladies pulmonaires se retrouvent souvent. Le programme des groupes d'entraide, qui a vu le jour en 2002, favorise les relations entre personnes vivant les mêmes problématiques et ce, quelle que soit la maladie (MPOC (emphysème, bronchite chronique) - apnée du sommeil - sarcoïdose - asthme…).

L'Association pulmonaire du Québec offre donc plusieurs services gratuits de soutien pour réussir à affronter les défis que représentent les maladies respiratoires. Des professionnels spécialisés en santé respiratoire informent et conseillent les gens pour les aider à mieux maîtriser leur maladie et ainsi améliorer leur qualité de vie.

Notons que depuis 2002, une trentaine de groupes d’entraide ont vu le jour à travers le Québec dont Aylmer, Beauceville, Granby, Lac-Mégantic, Laval, à Montréal (trois groupes), Pointe-Claire, Rimouski, Saint-Calixte, Saint-Hubert, Saint-Hyacinthe, Saint-Sauveur, Shawinigan, Sherbrooke, Saint-Jean-sur-Richelieu, Thetford Mines, Vaudreuil-Dorion, Victoriaville, etc.

Les maladies respiratoires

Malgré les progrès de la médecine, les maladies respiratoires sévissent à un rythme qui n'a cessé de croître au cours des dernières années.

Au Québec, on estime à plus de 1,4 million le nombre de personnes qui souffrent soit de la MPOC (emphysème ou bronchite chronique), d'un cancer du poumon, d'asthme, d'apnée du sommeil, de pneumonie, de sarcoïdose, et même de tuberculose, qui est en recrudescence.

L’asthme est la maladie respiratoire la plus importante au Canada, 3 millions de Canadiens en souffrent et environ 255 personnes en meurent chaque année. Au Québec, on estime que l’asthme occasionne :

Depuis les années 80, le nombre de personnes asthmatique a plus que triplé.

Il en coûte annuellement plus de 150 millions de dollars au système de santé québécois.

Les derniers sondages démontrent que l’asthme est une grave maladie que trop de patients prennent encore à la légère. Six personnes sur 10 ne maîtrisent pas bien leur asthme. Une meilleure compréhension de la maladie réduirait de près de 50 % des visites à l’urgence et jusqu’à 80 % les séjours à l’hôpital. Notons qu’entre 1980 et 1990, les hospitalisations de jeunes enfants pour cause d’asthme ont augmenté de 28 %.

CHAUFFAGE AU BOIS ET LES EFFETS NÉFASTES
SUR LA SANTÉ

Près de trois millions de Canadiens chauffent au bois. Mais une combustion du bois inefficace émet des polluants dans l'air que nous respirons, particulièrement lorsque de mauvaises techniques de combustion et de mauvais appareils de chauffage sont utilisés.

Problèmes de pollution de l'air

La concentration de particules fines émise par le fonctionnement d’un poêle à bois durant une période de 9 heures correspond à l’émission d’un véhicule automobile de taille intermédiaire pendant une année ou 18 000 km. <En 2007, on évaluait à 85 241 le nombre d’appareils de combustion au bois sur l’île de Montréal et, à 50 550 unités, le nombre pour la ville. Ainsi, si chacun des 50 550 appareils de combustion au bois localisés sur le territoire de la ville était utilisé 9 heures par jour durant 1 mois, le total des particules fines émises correspondrait à celui d’environ 1,5 million de véhicules roulant 18 000 km annuellement! >

Lorsqu’on brûle du bois, plus d’une centaine de composés toxiques sont libérés dans l’atmosphère et s’ajoutent à ceux émis lors de la combustion de l’essence, du diesel ou, en hiver, de l’huile à chauffage ainsi que ceux émis par de nombreuses industries. Les principaux polluants qu’on retrouve dans la fumée de bois sont les particules fines (PM2.5), le monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatils (COV), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des oxydes d’azote (NOx) et de nombreux produits irritants. On a établi, en 2005, que le chauffage au bois résidentiel représentait 61 % du total des émissions estimées des particules fines (PM2,5) au Québec, comparativement aux industries, qui sont responsables de 22 % des émissions, et au transport, responsable de 14 % des émissions.

Les effets sur la santé

Des recherches démontrent qu'une réduction de la résistance à la maladie est associée, entre autres, à l'exposition à la fumée de bois. La fumée produite par la combustion du bois perturbe la membrane cellulaire, ralentit l'activité du système immunitaire, endommage les cellules inflammatoires qui protègent et nettoient les voies respiratoires et désorganise également le taux d'enzymes.

On compte, parmi les effets néfastes de la fumée de bois sur la santé, une augmentation des symptômes respiratoires, du nombre de visites au service des urgences pour des infections des voies respiratoires inférieures, une exacerbation de l'asthme et une diminution de la capacité respiratoire. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d'une maladie cardiorespiratoire préexistante courent plus de risque de souffrir de la fumée de bois. En effet, les enfants sont plus vulnérables aux effets néfastes des PM2.5, car leurs systèmes respiratoire et immunitaire sont en plein développement. De plus, leur rythme respiratoire est plus élevé que celui des adultes, ils respirent donc plus d'air par kg de poids corporel, ce qui veut dire qu'ils respirent plus de PM2.5 par kg de poids corporel qu'un adulte lorsque l'air est pollué Toutefois, les polluants dangereux associés à la fumée de bois affectent également les personnes en bonne santé.

Environnement Canada et Santé Canada ont dressé une liste de plusieurs substances chimiques dangereuses retrouvées dans la fumée de bois :

Les particules fines (ces particules, de moins de 10 microns de diamètre, pénètrent jusqu'aux bronches) Les particules fines constituent un mélange de particules microscopiques, de grosseur et de composition variées et ce mélange est considéré toxique en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Ces particules sont inhalées profondément dans les poumons et mènent à de graves problèmes respiratoires jusqu'aux décès en surnombre, particulièrement chez les personnes atteintes d'une maladie cardiorespiratoire préexistante.

Monoxyde de carbone Le CO réduit la capacité du sang à fournir l'oxygène nécessaire aux tissus, ce qui peut entraîner un stress au cœur. Lorsqu'il est inhalé en grande quantité, le CO cause la fatigue, des maux de tête, des étourdissements, des nausées, la confusion, la désorientation et, à un taux très élevé, il mène à l'inconscience, puis, la mort.

Oxydes d'azote (NOx) Les oxydes d'azote réduisent la résistance des poumons aux infections. On compte parmi ses effets secondaires l'essoufflement, l'irritation des bronches particulièrement chez les personnes atteintes d'une maladie respiratoire telle que l'emphysème ou l'asthme.

Composés organiques volatils (COV) Les COV causent l'irritation des voies respiratoires et certaines maladies. Certains COV, dégagés par une combustion du bois inefficace, tel que le benzène, sont cancérigènes.

Formaldéhyde Le formaldéhyde cause la toux, les maux de tête, l'irritation des yeux et exacerbe l'asthme chez les personnes qui en sont atteintes.

Hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) Une exposition prolongée à l’HAP semble présenter des risques de cancer.

Dioxine et furanne Certains dioxines et furannes sont cancérigènes

Acrylaldéhyde L'acrylaldéhyde cause l'irritation des yeux et des voies respiratoires.

Les feux à ciel ouvert

Le brûlage en plein air, ou en air libre, était auparavant une pratique courante. Nous dégagions la terre en brûlant les souches, brûlions les feuilles à l'automne et brûlions les débris de la cour ou d'un chantier de construction. Le brûlage en plein air était la méthode la plus pratique de se débarrasser des déchets.

Les problèmes environnementaux causés par le brûlage en plein air

À certaines occasions, le brûlage en plein air peut être nécessaire, par exemple, les contre-feux pratiqués par des professionnels pour prévenir les feux de forêt. Malheureusement, la fumée produite du brûlage est une source importante de pollution de l'air et peut affecter directement notre qualité de vie. La fumée est un mélange complexe de gaz et de particules microscopiques irritantes pour les yeux et les voies respiratoires et peut également causer, voir aggraver, les maladies respiratoires existantes et les maladies cardiaques. Dans certains cas, quoiqu'ils soient rares, respirer de la fumée peut causer le décès.

La fumée produite par un feu en plein air peut sérieusement polluer le voisinage, particulièrement lors des jours sans vent. Les particules et les gaz produits s'accumulent à des taux dangereux et ce, sur plusieurs jours. Un voile peut couvrir des villes entières et réduire la visibilité. Toutefois, les gens choisissent les jours peu venteux pour brûler en plein air puisqu'ils sont conscients des dangers liés aux feux de forêt et ne veulent pas encombrer les voisins de leur fumée.

Le fait de fermer les portes et fenêtres n'aidera en rien. La fumée peut facilement s'infiltrer par de petites fissures et trous, engendrant une pollution de l'air intérieur comme à l'extérieur.

À propos des foyers à l'extérieur

Les foyers sont des dispositifs de combustion de bois en céramique dont les gens se servent à l'extérieur, souvent sur le patio. Les mêmes problèmes s'appliquent, autant que pour les autres types de brûlage en plein air. La fumée produite par la combustion du bois au moyen de foyers peut demeurer près du niveau du sol puisque ces dispositifs sont dotés de puits de cheminée peu élevés, ce qui peut nuire aux voisins.

Les effets - santé du brûlage en plein air?

La fumée produite de la combustion de feuilles peut également irriter les yeux, le nez et la gorge des adultes en bonne santé. La fumée issue du brûlage en plein air peut être encore plus dangereuse pour les jeunes enfants, les personnes âgées atteintes de problèmes respiratoires tels que l'asthme ou une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

La fumée visible produite de la combustion des feuilles est presque entièrement composée de particules fines qui s'infiltrent très profondément dans les tissus pulmonaires et causent des symptômes tels que la toux, le sifflement, les douleurs thoraciques et l'essoufflement. Ces symptômes peuvent ne survenir que plusieurs jours après l'exposition à d'importants taux de fumée produite de la combustion des feuilles.

En plus d'être irritante, la fumée contient bon nombre de produits chimiques potentiellement dangereux pour la santé humaine. On compte parmi ces produits chimiques :

Acrylaldéhyde : L'acryladéhyde est un alcool nauséabond qui irrite les yeux et les voies respiratoires.
Formaldéhyde : Le formaldéhyde est un préservatif cancérogène et cause des maux de tête et irritations des voies respiratoires.

Monoxyde de carbone : Le monoxyde de carbone est un gaz sans couleur et sans odeur produit d'une combustion incomplète. Une exposition à de faibles taux de monoxyde de carbone peut causer des maux de tête, de l'étourdissement et de l'essoufflement. Une exposition à des taux élevés peut causer des évanouissements, le coma, une insuffisance respiratoire et le décès.

Oxyde nitreux : Les oxydes nitreux sont des gaz qui rendent la respiration difficile et constituent des éléments déclencheurs de crises d'asthme.

Particules : Les particules sont microscopiques et peuvent être respirées profondément dans les poumons. Les particules engendrent les maladies respiratoires et en aggravent d'autres, telles que l'asthme ou la MPOC. Les scientifiques croient actuellement qu'il n'existe pas de taux d'exposition sécuritaire aux particules. Les particules sont considérées toxiques selon la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE).

Hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) : Les hydrocarbures aromatiques polycycliques constituent un groupe d'environ 10 000 composés. En général, les HAP sont produites d'une combustion incomplète de matériaux contenant du carbone tels que le pétrole, le bois, les déchets et le charbon. Les HAP se collent à la poussière ou à la cendre et causent une irritation des voies respiratoires. Le contact des HAP à la peau cause des rougeurs, des vésications (cloques) et des desquamations. On croit que les HAP augmentent le risque de développer un cancer à des expositions prolongées.

Composé organique volatil (COV) : Les composés organiques volatils forment un groupe de différents composés à base de carbone, certains directement toxiques tels que le benzène, qui est cancérogène. Les COV combinés à des oxydes d'azote créent l'ozone troposphérique. L'ozone troposphérique est irritant pour les voies respiratoires, cause des crises d'asthme et peut causer un cancer dans le cas d'une exposition prolongée.

Dioxines : Les dioxines peuvent causer différents problèmes de santé. Une exposition à la dioxine a été associée à une augmentation du risque de présenter un cancer, des problèmes de croissance chez les enfants, des maladies cardiaques, des diabètes et des dommages au système immunitaire.

RECOMMANDATIONS DE L'APQ

Dans l’avis donné par Madame la Ministre, au sujet de la possibilité qu’un changement soit fait au Règlement sur les appareils de chauffage au bois, Madame la Ministre mentionne :

< Dans le but d’assurer une protection accrue de l’atmosphère. >

Voici quelques autres recommandations et directions que ce règlement doit inclure.

Afin de réaliser ces projets de très grande envergure et d’une conséquence sociale et sanitaire importante, le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs doit se diriger vers un partenariat avec le Ministère de la Santé, afin d’offrir à ceux et à celles qui désirent se conformer avant une date butoir, un montant d’argent afin de les aider financièrement à faire la conversion.

Le gouvernement du Québec doit aussi faire sa part en offrant des crédits d’impôt aux particuliers qui désirent faire ces changements.

Les coûts en santé résultant de la mauvaise qualité de l’air au Québec sont phénoménaux. Nous avons tous les éléments en main afin de les réduire et, surtout de diminuer les maladies respiratoires chez les Québécois et Québécoises. Il faut agir maintenant, les poumons ne se régénèrent pas, demain il sera trop tard.

Je vous prie donc de reconsidérer votre règlement afin de tenir compte de la qualité de vie de nos citoyens. L’Association pulmonaire se fera un devoir de soutenir publiquement la promotion d’un règlement du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs qui inclurait nos recommandations. Il nous fera aussi plaisir de vous rencontrer afin de discuter plus longuement de ce sujet.

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Dernière mise à jour le 06 mai 2009

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