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Association pulmonaire du Québec / Fondation Québécoise en Santé Respiratoire

Adoption du premier règlement sur le chauffage au bois à Montréal

Montréal, le 23 février 2009

Aux élus de la Ville de Montréal

 

Objet : adoption du premier règlement sur le chauffage au bois à Montréal

Mesdames et messieurs,

Nous souhaitons par la présente appuyer l'adoption par la Ville de Montréal du premier règlement sur le chauffage au bois afin d'empêcher que la situation ne se détériore davantage à Montréal, où les épisodes de smog hivernal se multiplient en raison de la mauvaise qualité de l'air. Un premier geste essentiel pour les milliers de personnes aux prises avec des problèmes respiratoires.

Cet hiver, le constat est en effet dramatique du point de vue de la qualité de l'air : avec 32 épisodes de smog à la mi-février, nous dépassons de loin le précédent record d'épisodes de smog en 2005 de 19 épisodes.

Bien qu'il soit certain que les sources de pollution atmosphérique soient diverses et comprennent aussi le transport routier (14%) et les industries (22%), le chauffage au bois (61%)est l'une des causes principales du smog en période hivernale[1].

Lorsqu'on brûle du bois, plus d'une centaine de composés toxiques sont libérés dans l'atmosphère, dont les principaux sont les particules fines, le monoxyde de carbone, des composés organiques volatils, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des oxydes d'azote et de nombreux produits irritants. Le lien entre les émissions de particules fines dans l'air par les appareils de chauffage au bois et les troubles respiratoires est aujourd'hui bien établi.

Selon une étude menée par l'Institut national de santé publique du Québec, les particules fines sont responsables de 6028 cas de bronchite infantile à Montréal chaque année et de 40 449 jours de symptômes d'asthme pour Montréal. Pour sa part, Santé Canada estime à 1540 le nombre de décès prématurés attribuables chaque année à la pollution atmosphérique à Montréal.

Avec plus de 50 000 poêles sur son territoire, avec une forte concentration dans certains arrondissements comme Saint-Léonard, Rivière-des-Prairies/Pointe-aux-Trembles, Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, Pierrefonds/Roxboro et Ahuntsic/Cartierville, la ville de Montréal doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé des résidants montréalais. L'interdiction de nouveaux appareils de chauffage au bois constitue donc une première étape essentielle pour y parvenir. Ce premier règlement, qui est essentiel pour empêcher que la situation ne se détériore davantage, est toutefois insuffisant pour régler le problème de qualité de l'air qui sévit actuellement. Tous sont d'avis que la ville de Montréal devra aller jusqu'au bout de sa démarche en adoptant un règlement obligeant les propriétaires actuels à remplacer leur système de chauffage au bois pour des systèmes au gaz, naturel et propane, ou à granule de bois et ce, d'ici 7 ans.

En terminant, nous souhaitons que la démarche de la ville de Montréal amène l'ensemble des municipalités de la région métropolitaine à adopter des règlements visant à interdire la combustion du bois sur l'île de Montréal. 

 

Les organismes signataires :

CRE-Montréal
Association pulmonaire du Québec
Equiterre
AQLPA
Greenpeace
Centre d'écologie urbaine de Montréal
Comité de vigilance environnementale de l'est de Montréal
STOP
Association pour la santé environnementale du Québec,
Collectif en environnement Mercier-est

 

Source : Environnement Canada

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Dernière mise à jour le 09 mars 2011

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