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Association pulmonaire du Québec

L'Everest au jour le jour

Don en ligne : Everest 2009

Manuel et André sont de retour à Montréal depuis le 2 juin 2009 à 17h30.

L'Everest au jour le jour

1er Québécois à avoir atteint 2 fois
le sommet de l’Everest

Atteindre le sommet de la plus haute montagne du monde, c’est le défi que les deux alpinistes Manuel A. Pizarro et André S. Rossin-Arthiat veulent relever. Mais ils ont aussi comme objectif d’amasser des dons pour l’Association pulmonaire du Québec, afin d’aider les enfants asthmatiques et les personnes atteintes de MPOC (emphysème et bronchite chronique).



Suivez chaque semaine en mots et en images l’évolution de leur périple, et ne manquez pas de consulter le bilan de cette grande aventure à la toute fin.

Bon voyage à leurs côtés !

LE SOMMET ENFIN !!!

Un mot de Manuel

Près du sommet !!!

Camp 2...suite

Camp 2

Je me croise les doigts et les orteils !!

Un message important d’André

Camp 1

Wow...wow...wow l'Everest dans toute sa splendeur !!!

Sur les routes du Tibet !

En route vers le camp de base du versant Nord

Le versant Nord

On redescend pour mieux remonter !!!

Camp de base

Presque au camp de base ...

Notre corps ressent les effets de l'altitude

Des rencontres spirituelles

En direction du camp de base

C'est parti!

Le 15 mars, une journée inespérée

Les derniers préparatifs avant le début de l'ascension

Nos premiers jours au Népal

Le grand départ

 

L'Everest au jour le jourUn mot de Manuel

30 mai 2009 - Me voici, assis à Katmandu dans un restaurant, à seulement deux jours de notre départ pour Montréal. Je sens une certaine paix en moi, mais aussi le cœur lourd, car Frank Ziebarth, mon ami et compagnon d'expédition n'est pas revenu vivant de la montagne.

Frank habitait Calgary avec sa fiancée Christina. Il possédait une force physique presque surhumaine, jamais je n'aurais pensé qu'il ne reviendrait pas avec nous. Je ne veux pas discuter en détail des circonstances de son décès pour l'instant, mais je voulais parler de SA VIE, dans ce message.

Frank était un alpiniste de haut calibre, un homme drôle et généreux. J'ai partagé plusieurs bons moments sur l'Everest avec lui et Alexandre Paré, J.P., Marc-André, Anna, et bien sûr mon grand ami André Rossin-Arthiat. Au cours de plusieurs nuits, nous avons tous eu des fous rires en entendant les histoires à dormir debout de chacun, de nos blagues et, des habitudes bizarres de notre ami Luigi... l'Italien.

L'Everest au jour le jourDemain, je dois nettoyer tout mon équipement, laver mon linge qui sent très très mauvais ! Vérifier les régulateurs et revendre les bouteilles d'oxygène vides. Je me suis pesé et j'ai perdu 30 livres depuis le 20 avril.

Je me sens fier d'avoir collaboré avec l'Association pulmonaire du Québec, nos chers commanditaires et tous ceux et celles qui ont supporté le projet en faisant des dons. Everest 2009 n'est pas terminé et le travail de financement ne fait que débuter. Entre autres, un Gala et la présentation du film de l'expédition auront lieu très bientôt. 

À ma famille, mes amis et toute l'équipe d'Everest 2009... mon sommet du 21 mai vous appartient !

Manuel Pizarro

 

LE SOMMET ENFIN !!!

22 mai 2009  - Manuel a atteint le sommet hier soir vers 22 h 15 !!!!! Il a communiqué avec sa famille et des amis qui s'étaient rassemblés pour attendre son appel téléphonique provenant du sommet du monde !

 

Près du sommet !!!

20 mai 2009  - Le temps est venu pour Manuel de faire le dernier sprint. Il pense être au sommet de l'Everest entre 20 h et 21 h heure ce soir. Manuel ajoute que si vous le pouvez, faites une prière pour lui et ses trois compagnons (2 sherpas et Jaime). Ils atteindront le sommet ensemble.

Camp 2...suite

20 mai 2009  – Manuel a encore téléphoné du Camp 2. Il y est avec un autre alpiniste, Jairo, dont le pays d'origine est l'Équateur. Il raconte aussi qu'il partira vers le Camp 3 demain. Il dit espérer se rendre au sommet le 22 mai 2009.

Camp 2

19 mai 2009  - Manuel a téléphoné ce matin, il dit que tout va bien ! il est déjà rendu au Camp 2 et demain il continue vers le Camp 3. Il dit réserver ses piles pour le sommet, ses appels sont donc limités à 30 secondes. Nous attendons avec impatience et aussi avec un peu d'anxiété, la communication téléphonique de Manuel…en direct du sommet…

Je me croise les doigts et les orteils !!

18 mai 2009  - Les conditions étant enfin plus clémentes, Manuel a choisi de regrimper jusqu'aux camps 1 2 3 pour atteindre le sommet de l'Everest le 20 mai en soirée, heure de Montréal (ou tôt en matinée le 21 mai, heure de Chine). Si les conditions restent favorables, Manuel compte attaquer le sommet avec conviction, mais Dame Nature prévoit une autre bordée de neige avec possibilité de tempête, ce qui pourrait compromettre définitivement l'atteinte du sommet pour la saison 2009. Manuel reste toutefois confiant et espère éviter la tempête, il atteindra le sommet et nos deux compères reviendront parmi les leurs très bientôt.

L'Everest au jour le jour Un message important d'André

 

18 mai 2009  - Bonjour tout le monde,

J'ai décidé de terminer mon expédition le 11 mai 2009, à la suite d'une perte de 32 livres en 17 jours et du développement d'un oedème pulmonaire aux deux poumons. Voici donc un compte rendu de ma situation depuis ce jour.

Nous étions entre le Camp avancé à 20 120 pieds et le Camp 4 à 23 000 pieds (7 000 mètres). L'oedème s'est alors manifesté par des crachats de sang, des serrements dans la poitrine, de la difficulté à respirer et à avancer, en grimpant avec Manu vers le Camp 4.

Depuis le 27 avril, mon appétit était dramatiquement en baisse, j'ai donc perdu beaucoup de force physique. De plus, la météo au camp de base avancé (ABC) n'a pas été très bonne ; avec des vents de plus de 70 km / heure tous les soirs et depuis 10 jours, des tempêtes de neige.

L'oedème pulmonaire de haute altitude est un cas médical de force majeure. Comme paramédical, j'ai commencé à prendre des médicaments d'urgence avant de débuter la longue descente de 10 heures, à pied, dans la tempête, jusqu'au camp de base situé à 17 500 pieds d'altitude. Cela a été très pénible, car la toux était continuellement omniprésente et respirer était difficile. Il n'y a pas de système 911 en haute montagne ! Tu descends ou tu meurs, c'est si simple ! On a réussi à descendre ensemble, en équipe de deux. Par la suite, j'ai pris une jeep pour me rendre du camp de base à Katmandu, en passant par la frontière chinoise à Zhangmu. Cette descente en Jeep a aussi été très pénible : 16 heures. Les routes ne sont pas très bonnes et sont en construction. J'ai dû prendre d'autres médicaments pour l'oedème pulmonaire. Au cours de ce déplacement en Jeep, j'ai compris les problèmes que les asthmatiques et les gens souffrant d'emphysème connaissent tous les jours. C'est un enfer de chercher son air toutes les trente secondes et de tousser constamment ! Une expérience inoubliable !

En arrivant à Katmandu, je me suis rendu directement à la clinique d'urgence de haute altitude. En prenant des radiographies, nous avons eu, le médecin et moi, la confirmation que je souffrais d'oedème pulmonaire, et que la décision de descendre le plus rapidement possible avait été la bonne, compte tenu aussi de ma perte de poids de 32 livres en 17 jours. Un Tchèque est arrivé à la clinique la journée précédente et, il n'avait pris aucun médicament, il a dû être évacué rapidement de Katmandu vers la République Tchèque, il était dans un état encore plus critique que le mien. D'ailleurs, sa descente de la montagne s'est faite avec l'aide de trois sherpas, car il ne pouvait presque plus se tenir debout. Cela peut prendre entre 4 et 12 heures pour qu'un oedème pulmonaire tue quelqu'un si la descente n'est pas entamée rapidement.

Mourir sur une montagne ne vaut pas la peine, quelle que soit la montagne. Mais les leçons apprises sur une montagne durent toute une vie. Rester en vie sur une montagne lors d'une urgence médicale fait toute la différence, car le système 911 n'existe pas. Je n'oublierai jamais cette expérience. Le sommet est optionnel, mais revenir en un seul morceau est une obligation.

Comme paramédical, je suis content d'avoir assisté médicalement plusieurs grimpeurs et d'avoir sauvé la vie de trois grimpeurs / treckers durant mon ascension du mont Everest. Présentement, je me repose et je reprends des forces.

Manu devrait atteindre le sommet autour du 21 mai, si la fenêtre d'opportunité de beau temps se présente. Je lui souhaite toutes les chances du monde.

Merci encore pour votre support et on se voit bientôt à Montréal.

André S. Rossin-Arthiat
Directeur médical de l'expédition - Everest 2009.ca

Camp 1

 

4 mai 2009    Bonjour à tous,

Nous voici enfin au camp 1 à une altitude de 6 100 mètres (20 120 pieds). Le temps est très froid et les vents sont violents. Ils nous rappellent à tout moment qui est le maître de cette montagne. Le mauvais temps et une avalanche de glace ont ralenti notre ascension. Cette dernière a d'ailleurs arraché toutes les cordes qui nous aidaient à grimper. En attendant que tout soit installé et que les vents se soient calmés, le transport de notre équipement et des bonbonnes d'oxygène aux camps plus élevés a été retardé. Il nous faudra nous hâter, car la période propice à l'atteinte du sommet approche à grands pas. Notre défi actuel consiste à éliminer notre surplus de bagages et d'obtenir toute l'aide possible pour transporter notre matériel.

Sur le plan physique, nous nous portons relativement bien. Nous avons perdu beaucoup de poids et nous souffrons de maux de tête ainsi que de perte d'appétit, ces symptômes sont prévisibles à haute altitude. Nous avons commencé un régime liquide qui nous fournit les nutriments nécessaires à la production d'énergie cellulaire; ce régime constituera notre seule source d'approvisionnement alimentaire jusqu'au sommet.

Nous prévoyons continuer notre ascension le 7 mai afin d'installer nos prochains camps. Nous ferons des allers-retours, afin de nous acclimater ainsi que pour monter du matériel.   Nous prévoyons rejoindre le sommet de l'Everest le 15 ou le 16 mai prochain, peut-être même avant.

Notre prochaine mise à jour vous sera envoyée via notre téléphone satellite à partir du sommet du mont Everest ! D'ici là, un gros merci à vous tous pour votre soutien et votre encouragement!

Manuel et André

 

L'Everest au jour le jourWow...wow...wow l'Everest dans toute sa splendeur !!!

25 avril 2009   Premièrement, ils sont ravis de vous informer qu'à cause des olympiques de 2008, les routes de Kodari à Tingri étaient en bien meilleures conditions qu'en 2007. 70 % des routes sont nouvellement pavées et, après la ville de Jangmu ils ont pu rouler à bonne allure. Ils sont donc arrivés au camp de base beaucoup plus rapidement.

Mais, comme tout dans la vie, ce qui est bon peut aussi être mauvais, et ce qui est mauvais peut finalement avoir des conséquences positives. Le fait qu'ils aient traversé les vallées et les montages plus rapidement, cela veut aussi dire qu'ils ont grimpé à 11 000 pieds en un peu moins de 72 heures. Il faut se rappeler que lors de l'ascension du versant sud, il leur a fallu plus de 14 jours pour atteindre cette altitude. Heureusement, leurs corps sont encore semi acclimatés. Ils ont rencontré d'autres alpinistes qui étaient littéralement écrasés par l'altitude et qui ont dû redescendre jusqu'à leur point de départ à Kodari. Manuel et André sont un peu essoufflés, mais ils tiennent le coup.

Voici une photo des jeeps et du camp de base. Actuellement, les appareils alimentés par l'énergie solaire sont à leur plus bas, les gars s'occuperont de recharger les batteries et enverront un autre message avec plus de photos mardi.

 

L'Everest au jour le jour

Sur les routes du Tibet !

24 avril 2009,  Manuel et André sont actuellement sur la route en direction du camp de base du versant nord.  Ils y arriveront probablement lundi. Toutefois, si les jeeps n'ont pas de problème mécanique ou de crevaison, ils y arriveront peut-être demain soir. Ils sont à 120 km du camp de base, mais leur vitesse de croisière est de 20 km heure.

 

 

 

L'Everest au jour le jourEn route vers le camp de base du versant Nord

22 avril 2009.  Salut la gang de l'APQ, nos familles et amis...!

C'est le grand départ officiel ! Demain, nos amis prendront le chemin pour la ville de Kodari. Ils traverseront le « pont de l'amitié » construit il y a plusieurs années par la Chine et le Népal. Ce pont est à près de 20 mètres au-dessus d'une rivière tumultueuse dont les eaux proviennent des montagnes himalayennes.

Ils doivent alors débarquer tout leur équipement du camion et le traverser à pied. Ils ont plus de 500 kilos d'équipement. Ensuite, de l'autre côté du pont, leurs contacts Tibétains chargeront à nouveau les camions et les jeeps. Le pont se traverse à pied, car les véhicules Népalais ne sont pas autorisés à circuler en Chine.

Ensuite, ils iront jusqu'à la ville de Jangmu où ils passeront une nuit. Ils seront à plus de 10 000 pieds d'altitude. Le lendemain, ils suivront une route sinueuse de terre battue dans les montagnes pendant au moins 80 kilomètres, ce qui les amènera dans la petite ville de Nyalam, se situant à 13, 000 pieds. Ils y resteront une ou deux nuits. Ils feront ensuite une autre journée de 6 heures en Jeep. Ils se rendront jusqu'à une ville encore plus petite, qui s'appelle Tingri. Les Tibétains disent que les dieux ont échappé une épingle et, que la ville a été nommée « TING-RI » parce que cela représente le son qu'a fait l'épingle lorsqu'elle est tombée sur le sol.

Manuel et André seront au camp de base nord, mardi le 28 avril... Manuel ajoute à son message : « Un gros merci à l'APQ et à nos commanditaires pour leur support indéniable. Un gros salut aussi à tous les élèves de l'École secondaire Jean XXIII, qui est l'endroit où j'ai fait mon secondaire. Je fête, cette année, mes 20 ans de remise de diplôme ».

« Visez plus haut,  Jean XXIII »

 

L'Everest au jour le jour

Le versant Nord

19 avril 2009, Un « Bonjour chers amis, famille et commanditaires ! » de la part des grimpeurs.

Les deux dernières semaines ont été très occupées, car Manuel et André ont, pour une deuxième fois, changé leurs plans d'ascension. Ils ont reçu la confirmation que la Chine a finalement ouvert ses portes et, que les permis pour escalader le versant Nord du mont Everest sont maintenant disponibles.

Ils sont donc retournés à leur point de départ, l'aéroport de Lukla, à 9000 pieds d'altitude, après un trek de 27 heures. Depuis un peu plus d'une semaine, ils négocient leurs permis, visas, yaks, etc.... pour le Nord. La logistique est très différente.

Ils sont censés partir vers la frontière du Tibet le mercredi 22 avril. C'est un peu tard, car habituellement les alpinistes partent autour du 7 avril pour ce versant. Toutefois, Manuel dit qu'il est confiant et qu'ils auront suffisamment de temps pour arriver au sommet vers le 15 mai. Ils prévoient être de retour à Montréal le 1er juin.

Nos deux grimpeurs vous disent : À bientôt ! Notre prochain contact sera du Tibet, dans approximativement une semaine !

 

On redescend pour mieux remonter !!!

9 avril 2009,  Bonjour Montréal, bonjour Québec, nos amis du Canada et, tous ceux et celles qui nous suivent au jour le jour !!!!!! Ce sont les premiers mots écrits par Manuel lorsqu'il nous a contactés.

Nos deux aventuriers sont au camp de base depuis plus d'une semaine, ils disent être complètement acclimatés. Les équipes de la Corée, de la Russie, du Canada, de l'Inde, des États-Unis, etc. sont presque toutes arrivées au camp. Manuel et André sont fiers de dire qu'ils étaient les premiers sur place.
 
Ils vont maintenant entamer une descente pour se reposer, se ravitailler et s'occuper de leur hygiène personnelle !!! Bien oui... cela fait partie des difficultés de la montagne !!! À part se laver « à la mitaine (débarbouillette) » .... il n'y a rien d'autre !!!
 
Ils vont donc retourner à leur point de départ, pour ensuite remonter pour continuer l'ascension vers le 15 avril. Il semblerait y avoir aussi des rumeurs mentionnant que le versant Nord est ouvert. Nos deux amis vont donc en profiter pour vérifier ce ouï-dire et, si c'est le cas, ils changeront peut-être, encore une fois leurs plans, car les frais d'ascension et les dangers y sont moindres.

 

Camp de base

2 avril 2009, Nos deux aventuriers sont actuellement au camp de base, il fait très froid et leurs mains sont gelées.  Ils sont les premiers ! Une équipe coréenne est derrière eux, à 3 jours de marche.  Manuel et André ont  commencé à se nourrir avec la nourriture apportée pour l'expédition, ils nous ont écrit :  «  on s'ennuie de la bouffe de Montréal  ! Ah les bonnes pizzas et poutines ! «  

Ils ajoutent être en santé, ils seront en repos pendant 2 jours et, débuteront ensuite  l'escalade du glacier Kumbu le 9 avril.

Voici une photo de nos deux amis.  Ils sont à Kalapathar  (18 445 pieds d'altitude).

 

Presque au camp de base ...

29 mars 2009, un petit mot pour vous informer que nous sommes actuellement à une journée de marche du camp de base. La température étant mauvaise, notre panneau solaire charge mal nos piles et, notre connexion Internet est très lente, je ne pourrai donc pas vous écrire longuement.

Toutefois, nous passons une nuit au chaud !!!! Nos amis du centre de recherche météorologique nous hébergent pour une nuit. Nous partirons cette nuit, vers 4 h du matin, pour le camp de base.  Je vous réécrirai de là-bas !

 

L'Everest au jour le jour

Notre corps ressent les effets de l'altitude

Jeudi 26 mars 2009 : Nous sommes présentement dans le village de Penboche dans la vallée du Park national du Sagarmatha. L'altitude et le manque de pression barométrique commencent à nous affecter. Nos rythmes cardiaque et respiratoire sont accélérés. Notre condition physique ressemble à ce que vit une personne soufrant d'une maladie respiratoire sérieuse au niveau de la mer.

Notre saturation d'oxygène dans le sang est de 89 % à 92 % à 12, 500 pieds, ce qui est normal pour nous à cette altitude, mais pour une personne vivant à Montréal, cela serait une situation dangereuse et une hospitalisation serait recommandée. Notre progrès est lent, mais cela est intentionnel, car il faut donner à notre corps le temps de s'acclimater.

Durant notre ascension, nous avons déjà aidé 3 personnes qui souffraient du mal de l'altitude. André avec sa formation de paramédical a administré les premiers soins à une jeune Tibétaine.  Manuel a reconnu des symptômes d'œdème cérébral et elle a été évacuée par porteur vers l'hôpital de Kumjung.

 

Des rencontres spirituelles

À ce jour, nous avons été très chanceux, car nous continuons à rencontrer des personnages de la culture tibétaine. Aujourd'hui, nous avons voulu visiter le temple de Tengboché, mais la visite nous a été refusée. Toutefois, après leur avoir montré le Vase que lama Rinpoché nous a donné pour apporter au sommet de l'Everest, un jeune moine tibétain a accepté de nous parler et, il nous a expliqué une journée dans la vie d'un moine. Il nous a aussi ouvert les portes du temple, nous avons alors fait une offrande de 10 barres de chocolat.

Demain nous rencontrerons le lama Geshi au petit Monastère de Penboche. Ce sage a béni Manuel en 2007 avant son ascension du versant Nord de l'Everest. Sa prédiction du temps et de l'humeur de Chomolungma (Everest en Tibétain) était favorable à condition que des prières spéciales soient récitées tous les jours. Nous allons espérer que le lama Geshi nous prédise, aussi cette année, une saison d'escalade favorable du versant Sud.

 

L'Everest au jour le jourEn direction du camp de base

21 mars 2009 : Voilà maintenant trois jours que nous faisons du trekking en montagne. Pas à pas, nous nous rapprochons de notre but. Nous avons quitté Katmandu le matin du 19 mars à 5 h 30 à bord d'un aéronef à voilure fixe (twin-otter), de construction canadienne. Le voyage en avion fut quelque peu turbulent, mais beaucoup moins que lors de mes derniers voyages dans la région de Solo Kumbu. L'atterrissage se fit en douceur, mais non sans nous donner quelques sueurs froides. Jusqu'à la toute fin du voyage où Lukla nous apparut enfin, la vue du poste de pilotage n'était guère réjouissante, que de la brume. Et, pas plus tôt qu'il y a trois mois, un avion s'écrasait à l'aéroport Lukla en raison de brume épaisse emportant la vie de plusieurs passagers à bord.

Alors que je prenais un petit moment de répit, j'aperçus une scène curieuse. De nombreux oiseaux noirs plongeaient dans les eaux glacées de la rivière Dudh Koshi et nageaient sous l'eau. C'était incroyable de réaliser comment des animaux et des humains ont pu s'adapter à une région aussi reculée du monde.

L'Everest au jour le jourPour arriver à Namche Bazar, nous avons dû traverser plusieurs ponts suspendus, dont celui de Larja qui s'élève à plus de 100 mètres (300 pieds) dans les airs. Vers 18 h, nous y sommes finalement arrivés, atteignant quelque 3440 mètres (11 350 pieds) au-dessus du niveau de la mer. Nos respirations devenaient plus difficiles en raison de la haute altitude. Des souvenirs d'expéditions antérieures m'ont alors traversé l'esprit, d'amis avec qui j'avais fait du trekking en 1998 et en 2007. La brume s'est installée une fois de plus et la neige s'est mise à tomber. C'est alors que mes proches parents et amis se sont mis à me manquer terriblement...

Les sherpas ici ont un dur labeur. Certains porteurs n'ont que des sandales de caoutchouc aux pieds. Ceci nous fait réaliser à quel point on se plaint le ventre plein par chez nous alors qu'ici, tout ce que les habitants demandent se limite à un toit sur la tête, de la nourriture et des vêtements pour rester au chaud. Les biens de consommation et articles de mode de Dolce Gabana et Prada pourraient bien se trouver sur une autre planète, dans une autre galaxie.

Nous nous dirigeons présentement vers le Fincho Lodge, situé à une altitude de 3810 mètres (12 500 pieds) pour ensuite poursuivre notre route jusqu'au Monastère Tengboche. Nous prendrons ensuite une pause bien méritée de deux jours à Pheriche, pour ensuite nous diriger vers le Lobuche Lodge autour du 26 mars, d'où nous enverrons notre prochaine mise à jour. Nous prévoyons arriver au camp de base de l'Everest le 30 mars.

Lors de mon dernier voyage le long de cette route, un léopard des neiges m'a suivi sur une distance de 3 kilomètres en jouant à cache-cache avec moi. Il était tellement attachant! Mon petit ami tacheté se pointera-t-il de nouveau?

 

C'est parti!

7 h du matin le 19 mars, Manuel et André s'apprête à prendre le départ pour un vol dans un petit avion qui les amènera de Katmandu jusqu'à Lukla soit à 2 860 mètres d'altitude. De cet endroit, ils partiront pour un trek jusqu'au camp de base à 5 380 mètres d'altitude sur le versant sud de l'Everest. Cette marche d'approche prend habituellement entre six et huit jours. Elle servira de voyage d'acclimatation en altitude afin d'éviter un premier mal des montagnes.

Comme il a été expliqué dans les textes précédents, la Chine a fermé l'accès au versant nord en raison d'agitation politique entre le peuple tibétain et la République de Chine. Cette année, il y a commémoration du 50e anniversaire de l'exil du Dalaï-lama et le gouvernement chinois avait prévu des émeutes et du pillage, mais rien ne s'est produit. Quelques jours avant l'anniversaire de son exil, le Dalaï-lama lui-même prononçait un discours à l'intention des Tibétains en les priant de manifester dans le calme et d'éviter toute violence puisque ces gestes iraient à l'encontre de leur philosophie. Une chose est certaine selon Manuel et André, l'agitation du peuple est palpable dans ce pays.

 

L'Everest au jour le jourLe 15 mars, une journée inespérée

Le 15 mars, malgré les nombreux obstacles des derniers jours, s'est avérée une journée exceptionnelle. Imaginez-vous que nos grimpeurs ont eu l'incroyable chance de rencontrer le Lama Rinpoche qui est un important moine bouddhiste tibétain du Monastère Tengboche. Leurs chemins se sont croisés par le plus heureux des hasards alors qu'il était de passage à Katmandu. La grand-mère de Samden (un ami d'André et de Manuel du Népal) « Bahida Mama », bouddhiste dévouée, les a appelés tôt ce matin pour les aviser que le Lama Rinpoche prévoyait lui rendre une courte visite.

André et Manuel se sont donc rendus sur les lieux alors que le Lama Rinpoche prononçait ses prières et ses chants. Il semblait perplexe, confus. Selon eux, leur présence le dérangeait.  Lors d'une rencontre avec le Lama Geishi en 2007, l'énergie que Manuel avait ressentie était toute autre. Dans le cas présent, Manuel a eu l'impression qu'il allait déconseiller de grimper et même les réprimander d'y avoir pensé.

Il a repris ses chants et ses prières en demandant aux dieux quel était le but de l'expédition sur le mont Chomolungma. Il s'est même adressé à elle (l'Everest) directement pour obtenir sa bénédiction. Par la suite, il a alors offert un « vase de paix » le Tendrel Nyesel Bumpa. Un vase dont le contenu est composé de prières, de sable, de genévrier ainsi que de plusieurs autres ingrédients secrets bénis par nul autre que le Dalaï-Lama lui-même.

Le Tendrel Nyesel Bumpa est une forme d'enseignement du vajrayana et de pratique du bouddhisme favorisant l'élimination, la prévention et la protection contre toute forme de tort ou de conflit. Le Tendrel Nyesel Bumpa est synonyme de puissance universelle. Il est devenu célèbre en tant que vase dédié à aider le monde dans les moments difficiles; ce vase est reconnu comme un outil puissant servant à rétablir la paix dans une région donnée ainsi que dans le monde entier.

André et Manuel ont été choisis pour porter le vase Tendrel Nyesel Bumpa sur le sommet de l'Everest afin de répandre le bonheur à travers le Népal ainsi que dans le reste du monde.  Cette tâche leur a été confiée et ils ont été assurés d'une saison d'escalade favorable sur la majestueuse Chomolungma « déesse-mère de la Terre ».

 

L'Everest au jour le jour
Préparation logistique

Les derniers préparatifs avant le début de l'ascension

Manuel et André s'ennuient beaucoup de leurs familles et amis. Par contre, depuis qu'ils sont arrivés à Katmandu, ils ont eu la chance de se reposer un peu, mais le travail de préparation logistique les occupe énormément.  

Les problèmes politiques en Chine leur ont causé plusieurs maux de tête. Ils ne pourront pas faire l'ascension par la face nord de la montagne, c'est-à-dire du côté tibétain, tel que prévu. Ils devront officiellement passer par le versant sud de la montagne c'est-à-dire, du côté népalais. Étant donné la situation, ils ont eu très peur de ne plus trouver de permis d'ascension pour le côté sud.  

Les expéditions coûtent beaucoup plus cher à partir du Népal. Les permis sont plus coûteux et les Yaks (animaux qui monteront leurs bagages au camp de base) se rendent à seulement 17 500 pieds et non à 20 120 pieds d'altitude ce qui amène plus de logistique pour apporter les bagages et provisions. Ils ont dû tout modifier en un temps record (réservation de leur nourriture et matériel pour l'ascension sur l'arête sud de la montagne) surtout que leurs provisions étaient déjà en chemin pour le Tibet (côté nord). Ils ont dû demander qu'ont leur retourne celles-ci.

 

Ils commenceront à monter le 19 mars vers le camp de base.


L'Everest au jour le jourNos premiers jours au Népal

L'arrivée de nos deux grimpeurs à Katmandou a été très paisible. Après avoir obtenu leur visa pour le Népal, leur ami Samden  est venu les accueillir à l'aéroport et,  par la suite, les a amenés à leur hôtel, le Yak & Yeti. Il leur a présenté le foulard népalais, le Kata en signe d'amitié et de bienvenue. Rendus à l'hôtel, ils ont rencontré le président du Sri Lanka qui était sur place. Pour des raisons de sécurité, les photos ont été interdites. Finalement, ils ont dormi 14 heures dus au décalage horaire. 

Aujourd'hui,  le 4 mars, nos deux grimpeurs ont commencé leurs tâches de logistique tel que trouver leurs régulateurs d'oxygène et leurs bouteilles d'oxygène d'appoint. Manuel s'est aperçu que tout était plus cher que lors de sa première expédition en 2007. Le gouvernement a augmenté les prix et le taux de taxation sur la plupart des produits et services. Par exemple, le coût du visa pour entrer au pays était de 30,00 $ US en 2007 pour 90 jours. Maintenant, il est de 100,00 $ US pour 90 jours.

En terminant, voici un message d'André et de Manuel :
« Nous tenons à remercier tous nos commanditaires. Sans eux, ce voyage aurait été impossible. Merci à nos familles qui nous supportent avec courage. Nous ferons très attention, nous vous le promettons. Merci également à tous ceux et celles qui nous ont écrit des messages d'encouragement que ce soit de la Colombie-Britannique à Montréal. Mille fois merci!

Manuel et André


L'Everest au jour le jour
Photos des alpinistes à l’aéroport

Le grand départ

Après une année de préparation, une recherche intensive de commanditaires, des centaines de courriels, d’appels et beaucoup de stress, voici enfin nos grimpeurs dans l’avion en route vers Katmandou au Népal. Leur avion a quitté Montréal à 19 h 45 dimanche le 1er mars vers une première escale à Londres en Angleterre.

Sitôt arrivés, ils changeront d’avion pour se diriger vers Doha, une autre escale. Ils repartiront ensuite vers Katmandu au Népal pour quelques jours de repos et de préparation logistique avant le grand départ, le début de l’ascension de l’Everest.

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Dernière mise à jour le 04 juin 2009

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