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Association pulmonaire du Québec / Fondation Québécoise en Santé Respiratoire

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09 juillet 2015
Campagne provinciale d’arrachage de l’herbe à poux

Les municipalités du Québec se mobilisent pour lutter contre les allergies

Granby, le 9 juillet 2015 – L’Association pulmonaire du Québec (APQ) ainsi que la ville de Granby lancent aujourd’hui la neuvième Campagne provinciale d’arrachage de l’herbe à poux. Cette campagne a pour but de sensibiliser la population afin de réduire les symptômes d’allergie de milliers de Québécoises et de Québécois et les aider à apprécier la saison estivale.

Qu’est-ce que l’herbe à poux?

L’herbe à poux est une plante qui mesure en moyenne 70 cm et qui est facile à reconnaître. Elle est dotée d’une tige couverte de poils et surmontée de feuilles d’un vert grisâtre qui sont minces, étroitement découpées et semblables à celles d’un plant de carottes. Ses fleurs sont d’un vert jaunâtre en forme d’épi. Vers la fin juillet ou le début du mois d’août selon la région, la floraison éclate et laisse s’envoler le pollen, qui est responsable des désagréments que vivent les personnes allergiques (congestion, écoulement nasal, irritation des yeux, etc.).

L’allergie à cette espèce nuisible touche environ 17,5 % de la population québécoise, soit environ 1,4 million de personnes. Elle est également responsable de l’aggravation des symptômes de l’asthme chez 50 % des personnes qui en sont atteintes. Chaque année, elle entraîne des coûts de santé de plus de 157 millions de dollars.

L’herbe à poux se retrouve principalement en milieu urbain : près des voies ferrées, au bord des trottoirs, sur les chantiers de construction ou sur les terrains mal entretenus. Elle peut aussi pousser sur la terre dénudée où le calcium a brûlé la pelouse et dans les recoins du jardin où le sol a été remué. « Dès qu’on l’aperçoit, la meilleure chose à faire est de l’arracher jusqu’à la racine. On peut également semer du gazon ou une autre plante pour éviter toute repousse. Ceci permet de réduire la présence d’allergènes dans l’air », explique Geneviève Tremblay, inhalothérapeute et directrice des programmes de santé à l’Association pulmonaire du Québec.

Granby, l’exemple à suivre en 2015

Chaque année, dans le cadre de la Campagne provinciale d’arrachage de l’herbe à poux, l’APQ recrute une ville exemplaire en matière de lutte à l’herbe à poux afin d’agir comme ville hôte de la campagne. Cette année, c’est la ville de Granby qui est à l’honneur! En effet, la ville est impliquée depuis 2010 dans le combat : elle a  développé avec l’aide de sa division des communications une vaste campagne de sensibilisation dénommée «Mobilisation contre l’herbe à poux»; a pris part à un projet pilote pour le contrôle de l’herbe à poux en collaboration avec la Direction de santé publique de l’Agence de santé et de services sociaux de la Montérégie (DSP Montérégie); a adopté une réglementation qui oblige tout occupant d’un terrain à arracher, couper ou détruire l’herbe à poux qui se trouve chez lui entre le 15 juillet et le 1er aout; a muni les balais mécaniques de rue avec des brosses spéciales pour arracher les herbes sur le bord des trottoirs; procède à l’arrachage manuel, l’arrosage à la vapeur ou à l’acide acétique; et réalise une coupe annuelle de ses terrains vagues pour ne nommer que quelques-unes de leurs actions. Monsieur Éric Duchesneau, maire suppléant de la Ville de Granby, a d’ailleurs souligné que Granby été finaliste dans la catégorie «Information, sensibilisation, éducation» pour sa campagne de mobilisation contre l’herbe à poux lors de la dernière édition des Prix Conscientia (Prix d’excellence en environnement et développement durable de la Montérégie) en novembre 2014, ce qui témoigne de ses efforts pour diminuer les effets néfastes de la plante. Selon Dominique Massie, Directrice générale de L’APQ, « Granby montre ainsi l’exemple à suivre pour assurer une meilleure qualité de vie et santé générale de ses citoyens victimes d’allergies ou d’asthme, et ainsi éviter bon de nombre de dépenses ou de visites évitables à l’urgence ».

En juin dernier, l’APQ et Granby ont invité l’ensemble des municipalités du Québec à lutter contre l’herbe à poux. Jusqu’à présent, plusieurs ont répondu à l’appel : Labelle, Mont-Laurier, Sainte-Julie, Val David, Otterburn Park, Nicolet, Sorel Tracy, Boucherville, Montréal, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Pierre-les-Bécquets, Victoriaville, Deschaillons-sur-Saint-Laurent et Brownsburg-Chatham. Toutes ces villes se sont engagées à mener des activités de sensibilisation ou de contrôle dans le cadre de la présente campagne.

Quiconque peut participer

L’APQ invite tous et chacun à faire sa part afin d’améliorer la santé respiratoire des Québécoises et Québécois. « Que l’on soit propriétaire d’une maison ou d’une entreprise, on peut contribuer à réduire la prévalence des allergies en arrachant l’herbe à poux sur son propre terrain. C’est la mesure la plus simple, la plus facile et la plus efficace. Plus les gens s’y mettent, plus l’impact sera important », conclut Dominique Massie.

Pour de plus amples informations sur les allergies respiratoires et l’herbe à poux, consultez le site web de l’Association pulmonaire du Québec au www.pq.poumon.ca.

 

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Par Frédérique Blain
Chargée de projet
Association pulmonaire du Québec
Pour des renseignements supplémentaires :
Maud Lapierre-Courtemanche
Conseillère, développement et communications,
Association pulmonaire du Québec
(514) 287-7400 poste 235
maud.lcourtemanche@pq.poumon.ca

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Dernière mise à jour le 05 février 2015

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