Votre guide pour cesser de fumerFélicitations!VOUS AVEZ DÉCIDÉ DE CESSER DE FUMER
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Chaque année au Québec, plus de 13 000 personnes meurent prématurément à cause de leur habitude tabagique. Un nombre encore plus grand de personnes sont condamnées à vivre au ralenti avec des poumons endommagés et un cœur épuisé. |
Saviez vous que…
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Saviez vous que…
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La fumée de cigarette se compose de milliers de produits chimiques. Les plus dangereux sont la nicotine, le goudron, le benzène, le formaldéhyde, l’acide cyanhydrique et le monoxyde de carbone. Les effets de la nicotine se font sentir au niveau du cerveau et sur le système nerveux du fumeur. De nombreuses études indiquent que la nicotine est l’élément actif du tabac qui déclenche et entretient le besoin de fumer. |
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Par ailleurs, la cigarette accroît les risques d’infections respiratoires en altérant, entre autres, la fonction des cils vibratiles qui tapissent vos bronches. Ces minuscules poils fonctionnent comme des balais en expulsant les poussières, le mucus et les microbes vers l’extérieur des poumons. Plus vous fumez longtemps, plus les risques pour votre santé et votre vie s’accroissent. Souvenez-vous qu’il ne faut que peu de temps pour que les effets de la cigarette apparaissent. |
La cigarette provoque deux types de dépendance chez le fumeur :
La cigarette provoque une dépendance psychologique, car le fumeur associe l’action de fumer à un moment agréable durant la journée (le café à la fin du repas, une activité mondaine, une conversation téléphonique ou une pause-détente).
La nicotine peut donner l’impression de réduire l’anxiété, l’ennui et le stress. Ainsi, la dépendance à la nicotine alliée à l’agrément psychologique de fumer font du tabagisme une habitude dont il est difficile de se défaire. En effet, en cas d’arrêt brutal et sans traitement adapté, l’organisme peut présenter des symptômes de manque de nicotine. Ces symptômes sont souvent évoqués par le fumeur pour justifier la reprise du tabagisme.
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Cesser de fumer s’accompagne souvent de symptômes de «sevrage». En général, l’organisme a totalement éliminé la nicotine quelques jours après l’arrêt tabagique. Cependant, les symptômes de sevrage peuvent persister pendant des semaines, voire des mois. Sachez reconnaître ces symptômes mais ne paniquez pas devant leur apparition. Et surtout, soyez patient! Les effets de sevrage dureront moins longtemps que le nombre d’années que vous avez fumé… |
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Rappelez-vous : le désir passera, que vous fumiez ou pas… |
Une bonne préparation signifie non seulement de décider de cesser de fumer, mais de faire activement ses recherches et devoirs afin d’être bien préparé pour embarquer dans cette belle aventure de mieux-être. |
Que vous ayez ou non l’intention de les utiliser, il est important de connaître ce qui existe sur le marché pour vous aider à faire un choix.
Demandez l’aide d'un pharmacien pour comprendre ces médicaments, ils sont les mieux placés pour vous les expliquer. (Voir page plus bas pour l’explication sur ces produits)
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Quand vous avez fermement décidé d’arrêter de fumer, il est important de vous fixer une date d’arrêt. Cette date sera la première journée sans cigarette. Faites le pacte personnel de renoncer entièrement à la cigarette ce jour-là. Choisissez une journée relativement libre de tension, où votre routine quotidienne peut vous permettre de consacrer vos efforts à renoncer au tabac. Vous serez ainsi plus à l’abri des facteurs qui vous incitent à fumer.
Une fois votre date choisie, fabriquez-vous deux ou trois affiches et inscrivez-y cette date. Soyez imaginatif et mettez-y de l’énergie!
Retranscrivez ensuite ces raisons sur votre calendrier progressif que vous garderez à portée de la main. Relisez-le régulièrement et à voix haute, surtout lorsque la tentation de fumer vous prend.
Voici plusieurs trucs et conseils qui vous aideront dans votre démarche visant à cesser de fumer.
Pourquoi j’arrête de fumer?
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Les bienfaits de l’exercice
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Les fumeurs ont souvent peur de faire des rechutes et voient cela comme un échec. Il importe de se rappeler qu’une rechute fait souvent partie du long processus de cessation. On ne doit pas parler d’échec, mais plutôt d’apprentissage et d’expérience acquise.
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Il n’y a pas de solutions faciles. Avec le temps, l’organisme s’ajuste de lui-même et les choses reviennent à la normale. La personne doit être profondément motivée pour cesser de fumer et tenir le coup. La famille, les amis et les collègues de travail peuvent offrir leur soutien moral et essayer de ne pas imposer de tensions inutiles.
Réfléchissez et travaillez sur les situations où vous doutez de vos capacités à résister au tabac.
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Cesser de fumer n’est pas facile mais rappelez-vous que de nombreuses personnes y sont parvenues. Il n’y a pas de solutions miracles, mais il existe des trucs simples qui ont fait leurs preuves. Vous devez avant tout avoir la ferme volonté d’arrêter et devez le faire pour vous-même.
Pour vous épauler, l’Association pulmonaire vous propose de consulter les professionnels de la santé de la ligne Poumon-9. Il s’agit d’une ligne d’écoute et d’aide à la cessation, gratuite et unique en son genre. En effet, vous serez renseigné et conseillé sur les différentes approches, les méthodes, les aides pharmaceutiques, la documentation disponible et tout ceci à partir de votre propre expérience de fumeur.
Contactez la ligne POUMON-9, sans frais, au 1 888 768-6669, poste 232 ou à Montréal, au (514) 287-7400 poste 232.
Certains médicaments sont conçus pour aider à réduire les symptômes de privation associés à l’abandon tabagique, ou pour simplement diminuer l’envie de fumer. Parmi eux, on retrouve : Les timbres, la gomme et l’inhalateur à la nicotine, et le Zyban®
Les timbres à la nicotine peuvent aider à réduire les symptômes de privation tels que l’irritabilité, la colère, l’anxiété, la frustration, la difficulté de concentration et l’agitation. Chaque cigarette que vous fumez produit une montée de nicotine dans votre cerveau. La nicotine se rend au cerveau en 7 secondes. Le taux de nicotine baisse une fois que vous avez terminé votre cigarette et remonte très rapidement dès que vous en allumez une autre. La dépendance est donc renforcée chaque fois que vous fumez et votre cerveau réagit à toute baisse soudaine du taux de nicotine.
Les timbres à la nicotine sont conçus pour satisfaire cet état de manque en libérant la nicotine de façon continue à travers la peau puis, dans le sang. Le cerveau s’habitue donc à recevoir des doses plus faibles de nicotine à une vitesse constante et l’envie de fumer diminue doucement.
Certaines personnes ne peuvent pas utiliser les timbres à la nicotine. Vérifiez les contre-indications avant de les utiliser et assurez-vous d’avoir en main la bonne dose (les timbres sont offerts en 3 doses différentes, selon la quantité de cigarettes que vous fumez habituellement). Il est très important de ne pas fumer lorsque vous portez un timbre à la nicotine.
Si vous fumez en même temps que vous portez un timbre, vous pourriez être victime d’un surdosage de nicotine. Les timbres à la nicotine sont offerts en vente libre dans les pharmacies et avec une ordonnance, sont remboursés à 80 % par le régime d’assurance médicaments du Québec ou selon vos assurances personnelles.
Tout comme les timbres, les gommes à mastiquer à la nicotine vous procurent une certaine quantité de nicotine, ce qui peut aider à prévenir les symptômes de privation. Lorsque vous mastiquez lentement une gomme, la nicotine se libère graduellement.
Vous devez cesser complètement de fumer avant de commencer à utiliser les gommes à mâcher à la nicotine.
Les gommes à mâcher à la nicotine sont offertes en 2 doses, soit 2 mg pour les personnes qui ont tendance à fumer leur première cigarette plus de 30 minutes après s’être levées et 4 mg pour celles qui fument moins de 30 minutes après s’être levées. Vous pouvez obtenir les gommes à mastiquer à la nicotine sans ordonnance; elles sont en vente libre dans les pharmacies et avec une ordonnance, sont remboursées à 80 % par le régime d’assurance médicaments du Québec ou selon vos assurances personnelles. Lisez le mode d’emploi attentivement et suivez-le à la lettre.
L'inhalateur de nicotine a l'apparence d'une cigarette et reproduit le geste répétitif du fumeur.
Ce cylindre de plastique de 8 cm de long dans lequel sont insérées des cartouches de nicotine de 10 mg, libère 4 mg de nicotine dans les parois de la bouche et de la gorge. L’absorption de nicotine est non toxique et diminue les symptômes de sevrage. L'utilisation recommandée est de 6 à 12 cartouches par jour les trois premiers mois et une diminution graduelle de la dose, au besoin, durant les 6 à 12 semaines suivantes. Vous pouvez obtenir l'inhalateur à la nicotine sans ordonnance; il est en vente libre dans les pharmacies. Cependant, cet inhalateur n'est pas remboursé par le régime d’assurance médicaments du Québec.
Une irritation de la bouche et de la gorge, une toux ou des malaises à l'estomac peuvent être ressentis de façon temporaire. Il est très important de ne pas dépasser les doses recommandées et surtout de ne pas fumer durant le traitement afin d'éviter le surdosage.
Votre médecin peut vous prescrire un comprimé de chlorhydrate de bupropion (Zyban ®) pour vous aider à cesser de fumer, si vous correspondez au profil des fumeurs à qui s’adresse ce médicament.
Ce comprimé à libération prolongée ne contient pas de nicotine. Il peut aider à réduire les symptômes de sevrage et l’envie de fumer. Il est habituellement prescrit pendant une période allant de 7 à 12 semaines.
Ce médicament est remboursé à 80 % par le régime médicament du Québec ou selon vos assurance personnelles.
Ce médicament a des effets secondaires différents selon les personnes. Ainsi, les effets qui sont le plus souvent associés aux comprimés de bupropion sont la sécheresse de la bouche et la difficulté à dormir. Ces effets secondaires sont habituellement légers et temporaires. L’emploi de Zyban ® est notamment contre-indiqué chez les personnes ayant des troubles convulsifs ainsi que chez ceux qui prennent Wellbutrin ® ou tout autre médicament contenant du bupropion. Il est également contre-indiqué chez les personnes qui ont déjà souffert ou qui souffrent présentement de boulimie ou d’anorexie et chez les personnes qui prennent des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (MAO).
MISE EN GARDE de Biovail Pharmaceuticals Canada (Fabricant du Zyban ®) :
« …Le Zyban pourrait provoquer des changements comportementaux et émotifs, incluant un risque d'automutilation…Le traitement est plus sûr et plus efficace lorsque les patients communiquent bien comment ils se sentent aux médecins qui les traitent. »
Si vous prenez ce médicament et que votre état se détériore, ou si vous avez des pensées inhabituelles, consultez immédiatement votre médecin.
Pour plus d'information, visitez le site de Santé Canada
Un nouveau médicament d'ordonnance de désaccoutumance au tabac s'offre maintenant aux fumeurs désirant obtenir de l'aide pour cesser de fumer. Champix® (tartrate de varénicline) offert en comprimé, doit être administré avant même avoir cesser de fumer. Le patient se fixe une date de cessation et le traitement par comprimés commence 1 à 2 semaines avant cette date. Pour les patients ayant réussi à cesser de fumer à la fin de la période de 12 semaines, le médecin peut envisager une cure de traitement de 12 semaines supplémentaires, ou décider de l'arrêt progressif du médicament.
Champix® est un médicament unique. Il a été conçu pour activer les récepteurs nicotiniques dans le cerveau et réduire l'intensité des envies de fumer. Les symptômes de sevrage de la nicotine sont ainsi diminués. Le médicament agit de 2 façons, en soulageant les symptômes de manque, mais encore, en prenant la place de la nicotine sur les récepteurs, ce qui permet de réduire les effets de plaisir liés au tabagisme.
On suggère que Champix® soit prescrit à des fumeurs motivés pour arrêter de fumer tout en bénéficiant de conseils et d'un suivi.
En général le produit s'est révélé sûr et bien toléré par les patients. Certains effets moins agréables ont été observés tel que : nausées, rêves étranges ou insomnie, constipation. Plus rarement : agitation, humeur dépressive, hostilité, changement de comportement, impulsivité ou idées suicidaires.
Les patients qui utilisent Champix® ainsi que leurs proches devraient connaître et reconnaître les effets indésirables liés aux changements de comportement. Si de tels comportements sont observés, il est recommandé de cesser le traitement avec Champix® et de communiquer sans tarder avec un professionnel de la santé.
Le médicament ne doit pas être utilisé chez les individus ayant une hypersensibilité (allergie) à la varénicline.
Il est important d'informer votre médecin si vous avez déjà souffert de dépression ou d'autres problèmes de santé mentale, car ces symptômes peuvent s'aggraver pendant le traitement.
Consultez votre médecin et votre pharmacien pour obtenir plus de renseignements sur un des médicaments aidant à réduire les symptômes de sevrage liés à l’arrêt tabagique.
Il existe plusieurs méthodes alternatives pouvant vous supporter dans le processus d’abandon de la cigarette. L’hypnose, la thérapie par laser, l’acupuncture, les produits homéopathiques et les séances motivationnelles en groupes ou individuelles font tous partie de cette catégorie. Ces méthodes peuvent parfois renforcer la conviction que vous avez déjà de cesser de fumer mais méfiez-vous des gens qui les qualifient de « miraculeuses ».